Samedi 31 octobre 2009
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20:00
Certes il y a des balades plus bucoliques que la visite des sous-sol de l'hôpital comme celle que nous avons faite mercredi !
Pourtant nous y tenions à cette visite et ce depuis le début de notre action. Il était important, en effet, de se faire une idée de ce qui se passait dans la "partie cachée de l'iceberg", laquelle,
couplée aux travaux, a fait la spécificité de ce sauvetage et sa complexité.
Nous avions quantité d'interrogations à son propos. L'hôpital est fait de nombreux bâtiments construits à des dates différentes, chacun avec ses propres sous-sols et vides-sanitaires eux même
construits sur des galeries et égoûts encore plus anciens. Cela donne un réseau d'une incroyable complexité et totalement inextricable.
Des chats y ont disparu, certains ont réapparu un peu plus loin et quelques temps plus tard, certains jamais sans que l'on puisse savoir ce qui leur était réellement arrivé.
Il y a plus d'un an et demi que nous avions trouvé Sam, chaton de 6 mois pesant le poids d'un de 2 mois, squelettique, déshydraté. Nous l'avons sauvé in extremis mais il était douloureux d'imaginer
les souffrances du reste de la portée, coincée quelque part sans que nous puissions rien y faire...
À la réunion avec le directeur des travaux, nous étions donc heureux d'avoir eu la permission de visiter une partie des sous-sols et ainsi peut être, pouvoir répondre à certaines interrogations,
d'autant que les 4000 m2 de sous-sol que nous devions visiter étaient ceux du bâtiment près duquel Plume, Sicile, Salomé, Eomer avaient disparu.
Rendez-vous était donc pris à 14h30 avec M Maurice qui ne nous a pas accompagné mais à eu l'amabilité de "débaucher" deux personnes de la sécurité ; ces derniers nous ont accompagné avec beaucoup
de sérieux, d'intérêt et de gentillesse les presque 2 heures de la visite.
Nous avons commencé par les 4000 m2 de sous-sol du bâtiment de la chirurgie , un bâtiment plus récent que les autres et qui jouxte le nouvel hôpital. À l'angle de ses murs se trouve le lieu-dit des
"lauriers", ancien point de rencontre de quantité de chats de l'hôpital ; Salomé, Scille, Sonate, Sicile ainsi que leurs portées, Théoden, Eomer, Eliott, Plume etc... En rentrant, l'espoir de
retrouver certains d'entre eux s'est vite volatilisé : l'espace qui se présentait à nous était tellement grand qu'il était évident que nous ne pourrions pas inspecter tous les recoins. Même si ces
sous-sols sont beaucoup plus accessibles et que l'on peut parfois y circuler debout. Nous avons fait le tour tant bien que mal et nous n'avons vu aucun signe de chats : ni excrément, ni cadavre, ni
odeur féline. Les accès sont quasi inexistants et peu probablement empruntés (cheminée d'aération verticale). Les chats ne peuvent y entrer que par accident mais c'est évident que si ces sous sols
avaient été plus ouverts, ils auraient été le QG principal de nos minous. Nos abris en bois paraissent bien dérisoires par rapport à cette surface !
Plume...
Nous avons ensuite visité les nouveaux sous-sols de l'hôpital qui jouxtent ceux-ci à un endroit très chaotique, en travaux. Endroit que Sonate avait choisi pour faire ses chatons, probablement du
fait de son inaccessibilité. La vision que nous avons eu s'apparenterait à celles que l'on peut avoir dans certains films de science-fiction : d'innombrables couloirs sans fin, soulignés de
kilomètre de tuyaux et éclairés par des néons verdâtres. Tout le long de ces couloirs se trouvent, de part et d'autre, des pièces très sombres, ouvertes que par des persiennes à hauteur d'homme.
(nous étions à ce moment là très contents d'être accompagnés !...) Ici non plus, pas de signe de chat mais nous nous sommes fait la même réflexion que pour ceux de la "chirurgie" : il ne faudrait
absolument pas que des chats arrivent à y entrer. Nous avons constaté le même "point faible" à la jonction avec les anciens bâtiments mais nous espérons qu'avec le bruit et l'animation des gros
travaux, les chats n'auront pas la mauvaise idée de s'y installer. Nous avons de plus, été rassuré par la bienveillance des services techniques et particulièrement de la sécurité, laquelle nous a
promis d'être vigilante et de nous avertir si des chats étaient apperçus ici. Une de ces personnes était particulièrement intéressée par le sort des chats (en a lui même quatre) et à notre grande
surprise connaissait beaucoup de l'histoire des chats de l'hôpital (Eliott, Aragorn, Boromir, Faramir etc...).
Nous avons fini par les vieux sous-sols d'endocrino et là ce n'est pas le même univers : c'est dans ces lieux que nous sommes allés à la rencontre de nos "cauchemars".
Rien à voir avec ce que nous venions de visiter : nous ne pouvons y accéder qu'en rampant et à plat ventre, le sol y est très irrégulier, très sale et l'odeur très forte. Nous n'avons fait que le
début mais nous avons pu voir une succession de "pièces" de moins de 1,5 m de hauteur, séparées par de très vieux murs avec des ouvertures à peine assez grande pour laisser passer un humain
allongé. Nous avons eu froid dans le dos en constatant que ces "douves" se prolongeaient encore et encore et que probablement, elles se perdaient dans des dédales insoupçonnables, tout le long de
la couronne.
Angoisse , malheureusement appuyé par la rencontre de Sôma, en train de se faire la toilette, intriguée par notre présence mais bizarrement pas très farouche. Ce qui confirme que malgré la
distance, gastro communique bien avec l'endocrino... Ce sont précisément ces deux bâtiments qui vont être démontés la semaine prochaine. Nous n'avons donc qu'une semaine pour attraper Sôma et
tenter de voir Béryl.....
Nous tenons à chaleureusement remercier le personnel de la sécurité pour sa bienveillance et sa disponibilité durant toute cette visite.
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