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Bienvenue sur le blog de l'association

SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan

Depuis 2007, notre association trappe, stérilise, soigne, socialise et fait adopter les chats de l'Hôpital de Perpignan.

Dans ces pages, nous vous faisons partager le quotidien de nos chats, nous vous informons des différentes actions de l'association au jour le jour, pour vous donner envie de les aider et de les sauver, ensemble.

Pour plus de détails, consultez les pages "Nous contacter / Bienvenue" , "Présentation" et "Nous Soutenir"

.

Pour rester informés de la parution de nouveaux articles, pensez à vous abonner.

Bonne visite. 

Un grand merci pour votre soutien et pour vos commentaires !

 

♦♦♦♦♦♦♦

 

Notre association s'occupe

de chats libres.

 

Nous ne disposons malheureusement

d'aucune structure de type refuge

et nous manquons

de familles d'accueil.

 

Nous ne pourrons pas

répondre favorablement

aux demandes de prise en charge

et le regrettons.

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Pages à consulter

5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:00
Garder le moral malgré cette triste période qui voit l'entrée dans l'hiver pour les chats encore sur site et la destruction de leur lieu de vie.
Garder le moral malgré les trappes qui restent désespérément vides ces derniers temps.
Pourra-t-on tous les sauver ?
Pas facile de "garder le moral"...

Ce mercredi 4 juin, j'ai passé la matinée à l'hôpital. Il faisait gris, il y avait du vent, l'hôpital vide, les portes qui claquaient, ce fut particulièrement sinistre....
Deux trappes étaient disposées (comme toujours ces derniers temps) : une en gastro l'autre en médecine B interne.
Trappes en service même de nuit désormais.
Malheureusement, trappes encore et toujours vides malgré le spray pour attirer les chats, malgré les appâts divers et variés changés régulièrement pour une appétence maximale.

Il est vrai qu'il y a beaucoup moins de chats sur site, et que ces chats là sont particulièrement aguerris. Ils les connaissent ces fameuses trappes ! Ils y sont, pour la plupart, déjà entrés. Et que s'est-il passé ? Ils ont été stérilisés, identifiés et relâchés sur site. Pour un chat, il y a certainement mieux comme souvenir... Et puis ces trappes leur ont pris leurs compagnons de longue date, leurs petits...
Oui les chats restant se méfient de ce piège. Et avec les bouleversements qu'ils vivent actuellement, ils le sont encore plus. Question de survie.

Mais nous sommes et serons toujours là pour espérer, pour essayer d'en sortir un de plus...

Nat, l'autre jour, pensait pouvoir trapper Jason et Aragorn (vraiment inséparables ces temps-ci). Le temps d'installer le matériel, c'est la pluie qui a fait fuir les deux compères... Pas de chance.
Dans le genre vieux malin, c'est Rackham qui emporte la palme : trappe disposée chez les poilus, interdisant l'accès aux gamelles, Rackham a vu ça de loin et a regagné son vide sanitaire... pour sortir 2 minutes plus tard au jardin central où restaient quelques croquettes !
Il y a aussi les spécialistes du type Sôma ou Saskia qui savent parfaitement manger le chemin sans déclencher le système.

Malgré tous nos stratagèmes, le trappage de tous ces chats particulièrement intelligents est difficile.
Nous savons que beaucoup sur ce blog attendent surtout un type d'article : l'annonce d'un trappage. Comme nous aimerions pouvoir le faire plus souvent !
Mais la réalité du terrain est bien là...

Trappe en gastro : vide

En Médecine B Interne : vide aussi...
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 15:07
Bonjour,

Je m’appelle Charly, on a très peu parlé de moi sur le blog, pourtant je suis depuis longtemps sur l’hôpital de Perpignan. J’étais l’un des protégés de Geneviève, en neurologie, mais depuis que son service a déménagé voilà un mois, avec mes amis nous n’avons plus d’animation, les journées sont longues... D’ailleurs nous y sommes bien moins nombreux ; certains sont sans doute partis à la recherche de plus d’activité.

Moi, je reste fidèle à mes habitudes sur mon petit territoire : à chasser, rôder et faire la sieste au soleil tout en restant à l’affût du moindre bruit d’un sachet de croquette. Mes protectrices viennent quasi quotidiennement remplir mon point de nourrissage.



Aujourd’hui, j’ai la chance d’être mis à l’honneur sur le blog car l’équipe de l’association des chats de l’hôpital aimerait que je connaisse un jour la douceur d’un foyer. Je suis malheureusement qu’un simple tigré mais ma robe dorée, mon petit gabarit et ma bouille tout ronde auront peut être un jour raison d’un cœur d’humain.
Ces humains, je les observe depuis des années, me laissant approcher à quelques mètres sans pour autant le laisser toucher. Je n’en ai pas encore eu le courage, est-ce trop tard maintenant que le service a déménagé ? Non ! Je suis un peu hésitant mais je l’accepterai lorsque la confiance sera établie.
En attendant le jour où cet hôpital ne fera plus partie que de mes souvenirs, peut-être qu’une gentille marraine pourrait craquer sur moi ?





31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 20:00
Certes il y a des balades plus bucoliques que la visite des sous-sol de l'hôpital comme celle que nous avons faite mercredi !
Pourtant nous y tenions à cette visite et ce depuis le début de notre action. Il était important, en effet, de se faire une idée de ce qui se passait dans la "partie cachée de l'iceberg", laquelle, couplée aux travaux, a fait la spécificité de ce sauvetage et sa complexité.



Nous avions quantité d'interrogations à son propos. L'hôpital est fait de nombreux bâtiments construits à des dates différentes, chacun avec ses propres sous-sols et vides-sanitaires eux même construits sur des galeries et égoûts encore plus anciens. Cela donne un réseau d'une incroyable complexité et totalement inextricable.
Des chats y ont disparu, certains ont réapparu un peu plus loin et quelques temps plus tard, certains jamais sans que l'on puisse savoir ce qui leur était réellement arrivé.
Il y a plus d'un an et demi que nous avions trouvé Sam, chaton de 6 mois pesant le poids d'un de 2 mois, squelettique, déshydraté. Nous l'avons sauvé in extremis mais il était douloureux d'imaginer les souffrances du reste de la portée, coincée quelque part sans que nous puissions rien y faire...


À la réunion avec le directeur des travaux, nous étions donc heureux d'avoir eu la permission de visiter une partie des sous-sols et ainsi peut être, pouvoir répondre à certaines interrogations, d'autant que les 4000 m2 de sous-sol que nous devions visiter étaient ceux du bâtiment près duquel Plume, Sicile, Salomé, Eomer avaient disparu.
Rendez-vous était donc pris à 14h30 avec M Maurice qui ne nous a pas accompagné mais à eu l'amabilité de "débaucher" deux personnes de la sécurité ; ces derniers nous ont accompagné avec beaucoup de sérieux, d'intérêt et de gentillesse les presque 2 heures de la visite.


Nous avons commencé par les 4000 m2 de sous-sol du bâtiment de la chirurgie , un bâtiment plus récent que les autres et qui jouxte le nouvel hôpital. À l'angle de ses murs se trouve le lieu-dit des "lauriers", ancien point de rencontre de quantité de chats de l'hôpital ; Salomé, Scille, Sonate, Sicile ainsi que leurs portées, Théoden, Eomer, Eliott, Plume etc... En rentrant, l'espoir de retrouver certains d'entre eux s'est vite volatilisé : l'espace qui se présentait à nous était tellement grand qu'il était évident que nous ne pourrions pas inspecter tous les recoins. Même si ces sous-sols sont beaucoup plus accessibles et que l'on peut parfois y circuler debout. Nous avons fait le tour tant bien que mal et nous n'avons vu aucun signe de chats : ni excrément, ni cadavre, ni odeur féline. Les accès sont quasi inexistants et peu probablement empruntés (cheminée d'aération verticale). Les chats ne peuvent y entrer que par accident mais c'est évident que si ces sous sols avaient été plus ouverts, ils auraient été le QG principal de nos minous. Nos abris en bois paraissent bien dérisoires par rapport à cette surface !


Plume...

Nous avons ensuite visité les nouveaux sous-sols de l'hôpital qui jouxtent ceux-ci à un endroit très chaotique, en travaux. Endroit que Sonate avait choisi pour faire ses chatons, probablement du fait de son inaccessibilité. La vision que nous avons eu s'apparenterait à celles que l'on peut avoir dans certains films de science-fiction : d'innombrables couloirs sans fin, soulignés de kilomètre de tuyaux et éclairés par des néons verdâtres. Tout le long de ces couloirs se trouvent, de part et d'autre, des pièces très sombres, ouvertes que par des persiennes à hauteur d'homme. (nous étions à ce moment là très contents d'être accompagnés !...) Ici non plus, pas de signe de chat mais nous nous sommes fait la même réflexion que pour ceux de la "chirurgie" : il ne faudrait absolument pas que des chats arrivent à y entrer. Nous avons constaté le même "point faible" à la jonction avec les anciens bâtiments mais nous espérons qu'avec le bruit et l'animation des gros travaux, les chats n'auront pas la mauvaise idée de s'y installer. Nous avons de plus, été rassuré par la bienveillance des services techniques et particulièrement de la sécurité, laquelle nous a promis d'être vigilante et de nous avertir si des chats étaient apperçus ici. Une de ces personnes était particulièrement intéressée par le sort des chats (en a lui même quatre) et à notre grande surprise connaissait beaucoup de l'histoire des chats de l'hôpital (Eliott, Aragorn, Boromir, Faramir etc...).


Nous avons fini par les vieux sous-sols d'endocrino et là ce n'est pas le même univers : c'est dans ces lieux que nous sommes allés à la rencontre de nos "cauchemars".
Rien à voir avec ce que nous venions de visiter : nous ne pouvons y accéder qu'en rampant et à plat ventre, le sol y est très irrégulier, très sale et l'odeur très forte. Nous n'avons fait que le début mais nous avons pu voir une succession de "pièces" de moins de 1,5 m de hauteur, séparées par de très vieux murs avec des ouvertures à peine assez grande pour laisser passer un humain allongé. Nous avons eu froid dans le dos en constatant que ces "douves" se prolongeaient encore et encore et que probablement, elles se perdaient dans des dédales insoupçonnables, tout le long de la couronne.
Angoisse , malheureusement appuyé par la rencontre de Sôma, en train de se faire la toilette, intriguée par notre présence mais bizarrement pas très farouche. Ce qui confirme que malgré la distance, gastro communique bien avec l'endocrino... Ce sont précisément ces deux bâtiments qui vont être démontés la semaine prochaine. Nous n'avons donc qu'une semaine pour attraper Sôma et tenter de voir Béryl.....


Nous tenons à chaleureusement remercier le personnel de la sécurité pour sa bienveillance et sa disponibilité durant toute cette visite.
25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 16:30
La dernière visite des chats de l'hôpital après la réunion de vendredi m'a laissé un goût amer...
La fois précédente, tous les services n'avaient pas encore achevé leur déménagement. Nous avions croisé de nombreux chats, pareil à eux même. Le vieil édifice "vivait" encore.

Mais tout ceci est terminé. La tournée de nourrissage en compagnie d'Irène fut bien triste.
Il n'y a plus que des fenêtres fermées, et les rares chats croisés semblaient complètement désemparés...
Où sont passées leurs bonnes fées ? Elles ne sont plus là, à veiller sur eux, à leur lancer un petit mot doux par la fenètre du service.
Leur univers est désormais vide, mort, sans ces présences bienveillantes.

Ces bonnes fées, comme Irène, Geneviève, Nathalie L, viennent plus tôt le matin, ou repartent plus tard le soir pour quand même prendre soin de leurs protégés. Mais ce n'est plus pareil...

On entend parfois "occupez-vous des humains avant de vous occuper des chats !".
Et bien justement, ces bonnes fées là sauvent quotidiennement des vies humaines, et ça ne les empêche pas d'avoir ouvert leur coeur à ces chats dits "errants".
Même en pleine tourmente du déménagement, Geneviève a continué avec toujours autant d'humanité, d'humilité, de bienveillance, de patience, d'amour, de disponibilité à veiller sur "ses" chats comme sur ses patients, dont la maman de Nat à qui elle a sauvé la vie...

Quand j'entends ce fameux "occupez-vous des humains avant de vous occuper des chats !", je constate qu'en général les personnes qui disent ça ne font rien, ni pour les un, ni pour les autres.

Les déménagements de ces services étaient nécessaires à de multiples points de vu. Mais nous savons comment il a été difficilement vécus par ces infirmières qui laissaient derrière elles des années de souvenir, et "leurs" chats. Nous savons comme il est plus difficile pour elles de continuer à assumer leur rôle de mères nourricières, à trapper, observer, photographier, répertorier.
Malgré la difficulté, elles sont toujours là, pour les chats, comme pour les humains.

Que ces bonnes fées de l'ombre reçoivent ici toute notre admiration, et notre gratitude...



Compte-rendu de la visite en images

Irène, l'une de ces bonnes fées, et pas des moindres !

Perplexe

Désormais, la neuro...

Un peu plus loin, Charly

Passage devant l'ancien service d'Irène

Service également fermé à tout jamais, et bientôt rasé...

Le vide sanitaire désespérément silencieux, depuis juin Plume n'en sort plus à notre appel

Le bâtiment de la chirurgie et des urgences, avec ses lauriers à droite.
Haut lieux des chats de l'hôpital, au tout début de notre action...
Nous allons explorer les 4000m2 de vides sanitaires de ce bâtiment avec qu'il ne soit démentelé le 4 novembre.


Une des entrées de la rotodonde, entre endocrino et gastro, avec les arbres du jardin central en arrière plan

Les couloirs de la rotonde, désormais vides

La trappe pour Saskia, Aragorn ou Jason, que des familles attendent.
Elle aussi, vide, alors qu'elle est restée en place de 6h du matin à 18h


Chat apperçu dans la jardin du monsieur chez qui ont été trappés Minette et ses chatons il y a peu.
Ce sosie de nos "Symphony/ie" prouve qu'il s'agit bien de la même famille des chats de l'hôpital !

Et pour finir le fidèle Rackham.
Les poilus sont donc pour leur part en sursis jusqu'en mars/avril 2010...
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 17:35
Depuis le mois d'août, nous avions entrepris des démarches pour obtenir un rendez-vous avec le nouveau directeur de l'hôpital.
Celui-ci a préféré laisser à Monsieur Mourlaas le soin de suivre le dossier "chats". En effet Monsieur Mourlaas en tant que
directeur des travaux et des ressources est le plus à même d'apporter des réponses concrètes sur le sujet. Il était par ailleurs présent lors de la première réunion en 2007, à l'époque en tant que sous-directeur de l'lhôpital.

Nous revoici donc en salle de réunion, un an et demi plus tard, et la situation a radicalement changé.

Lors du premier rendez-vous, l'hôpital devait faire face d'une part à une importante prolifération féline, d'autre part à une forte présence de puces. Les débats furent délicats pour prouver que l'infestation de puces n'était pas liée à la présence des chats, et que le problème de prolifération féline pouvait se résoudre de manière "douce" en combinant trappage/adoption et stérilisation.

Hier, nous étions donc là pour présenter un premier bilan à la direction sous forme de petit dossier afin que les choses soient concrètes, palpables. Après une courte présentation, tombe un chiffre essentiel : depuis que l'association a commencé son action, il y a 107 chats en moins sur le site. Nous sentons un certain étonnement chez nos interlocuteurs...
Mais oui, nous confirmons et d'ailleurs sur ces 107 chats, 78 sont adoptés et coulent des jours heureux dans les coussins !

Sur cette liste des chats adoptés, nos interlocuteurs constatent que les chats ont ému des familles aux quatre coins de la France, et même à l'étranger... Viennent alors quelques questions sur la socialisation, comment ces chats "sauvages" peuvent s'adapter à une vie de famille et devenir un parfait chat domestique... Mais nous avions joint au dossier quelques photos de nos adoptés, heureux, sous les caresses, dans les bras, dans les coussins. Et oui, les chats de l'hôpital c'est aussi ça !
`
Puis nous leur montrons la liste des chats sur site, avec leur photo, leur nom, il n'en reste que 22. Là encore étonnement ! Sommes-nous sûr qu'il n'y en a pas plus ? Pas plus de trente avec les quelques chats pas encore bien différenciés et fidélisés à un point de nourrissage. Nous insistons sur le fait que ces 22 chats restants, nous y tenons ! Nous les connaissons bien et y sommes attachées. Ils ont par ailleurs leur petite célébrité sur la toile et beaucoup de personnes suivent leur histoire.

La discussion retourne sur quelques points liés à l'hygiène, aspect capital lors de la première réunion. Nous demandons à l'hôpital de se renseigner pour voir s'ils n'obtiendraient pas des tarifs moins prohibitifs sur les anti-puces par voie orale que nous distribuons régulièrement. Accepté ! La pharmacienne de l'hôpital se renseignera.
On nous demande aussi s'il n'y a pas parfois des chats en très mauvais état sanitaire. Nous répondons que c'est arrivé. Que dans ce cas, nous mettons le trappage du chat en priorité et l'emmenons chez le vétérinaire, mais que le chat n'est euthanasié QUE si sont état est désespéré, sinon nous lui trouvons un accueil pour qu'il reçoive les soins utiles.

Il est temps d'aborder la suite de la collaboration entre l'association et l'hôpital. Nous avons rempli notre partie du "contrat" et aurions besoin de leur concours pour la suite. Il faut aborder les choses en deux temps : comment allons-nous faire passer aux chats la période travaux, et comment allons-nous installer les chats à long terme une fois que tout sera stabilisé (car même si nous trappons tous les chats actuellement connus, d'autres s'installeront certainement) ?

Après l'exposé du bilan, nous sentons une réelle bienveillance et une bonne volonté certaine de la direction dans la poursuite de notre collaboration.

D'ailleurs, notre action commence à prendre valeur d'exemple : l'hôpital de Thuir, confronté à un souci de prolifération féline, a contacté l'hôpital de Perpignan pour savoir comment ils avaient géré le problème. La direction n'a pu que vanter les mérites de la collaboration avec notre association de protection animale !


Après tous ces aspects positifs, nous abordons alors les choses point par point.

- Le planning des travaux
C'était le point crucial pour nous car de là va découler toute la suite de notre action (priorité de certains trappages, déplacement des points de nourrissage)
Et comme nous le redoutions, cette fois-ci "nous y sommes" et devons faire face à l'urgence. Le démentèlement du bâtiment Chirurgie/Urgences (les "lauriers") commence ce 4 novembre, et dans les jours qui suivent "gastro" et "endocrino" disparaîtront à jamais.
Bien sûr, cela devait arriver à un moment donné, nous le savions. Mais quel pincement au coeur en pensant à Sôma ou Béryl...
Et puis une seconde vague de travaux s'abattra en mars/avril 2010 du côté des poilus.

Nous obtenons l'autorisation d'aller visiter, avant le 4 novembre, les 4000 m2 des vides sanitaires sous le bâtiment de la chirurgie et des urgences, auxquels nous n'avons jamais eu accès. Nous avons le maigre espoir d'y retrouver la trace de Plume, ou de Salomé...

- Le déroulement des travaux
Nos interlocuteurs exposent avec précision et transparence comment cela va se dérouler. Et là nous reprenons un peu espoir ! Les bâtiments vont être soit réhabilités, soit détruits. Mais dans les deux cas, ils doivent d'abord être "désossés" afin d'en trier les matérieux (bois, métal, verre etc). Ce qui veut dire que les chats, effrayés par le bruit des scies circulaires et autres outils bruyants auront sûrement largement le temps de fuir avant l'arrivée des pelleteuses. Par contre, il nous sera certainement difficile des tous les localiser ensuite...
Par ailleurs, nous apprenons une très bonne nouvelle : il n'y aura à priori aucune dératisation !

- Les points de nourrissage
Sur ce sujet, nous sentons que la direction nous laisserait presque "carte blanche" sur l'évolution indispensable des secteurs où les chats sont nourris. Nous insistons et leur soumettons 2 points de nourrissage pour le futur, à long terme. Ils sont acceptés. Par ailleurs, ne serons obligées de déplacer les points de nourrissage actuels par étape pendant la durée des travaux. Là encore, nous avons toute latitude pour faire au mieux, dans l'intérêt des chats.
À plus long terme, l'hôpital propose même de mettre un menuisier à la disposition de l'association pour fabriquer des abris de nourrissage 3 étoiles !

- Signature d'un convention officielle
Enfin, nous avons demandé si nous pouvions avoir une convention signée mutuellement, qui officialise l'intervention d'SOS Chats de l'Hôpital à l'hôpital Saint Jean. Accepté, Mr Mourlaas se chargera de rédiger ce document.

En conclusion, Nat, Irène et Linda sont sorties très heureuses de cette réunion. Nous tenons à saluer Mr Mourlaas et Mr Maurice pour l'heure qu'ils nous ont accordé, alors même que leur emploi du temps est plus que chargé en cette époque d'effervescence à l'hôpital.
Nous les remercions de leur bienveillance et de leur bonne volonté vis à vis de notre action et des chats.

Cette rencontre, plus que positive, ne nous fait pas oublier la disparition imminente des lauriers, de gastro et d'endocrino. Les travaux agitent déjà l'hôpital depuis des mois et nous a fait perdre Plume. Maintenant, nous abordons la phase tant redoutée des destructions...

5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:24
Aujourd'hui fût une journée bien triste, une page s'est tournée, les fenêtres des secteurs endo, gastro et médecine B se sont fermées pour toujours laissant seules Saskia, Soma et tant d'autres dans leurs courettes. Demain matin, ils ne comprendront pas pourquoi personne ne vient les voir et leur donner à manger sur le rebors de leur fenêtre, tel un rituel installé depuis longtemps. Ces secteurs ont déménagés pour le nouvel hôpital, tout comme la neurologie et le scanner (lieu dit les poilus) la semaine dernière.
Ce soir tous les chats de l'hôpital que nous suivons, à l'exception de Claudel et Gala (secteur des maladies infectieuses), se retrouvent seuls.
Nous savons déjà que les chats du secteur Neuro sont très perturbés face à leur bâtiment fermé. Ils avaient l'habitude de voir beaucoup d'animation, ils ne comprennent pas pourquoi plus personne ne vient les voir. Il en sera de même demain matin au jardin central, endocrino, gastro, médecine B.
Nous avons une pensée toute particulière pour les infirmières qui nous aident et qui ont aujourd'hui quitté les lieux le coeur gros.

Le plan suivant représente l'hôpital avec les anciens et les nouveaux bâtiment, ainsi que les dates de démolition qui ont été repoussée à 2010 pour tous les secteurs aujourd'hui fermés. Les personnes ne connaissant pas la disposition, si peu conventionnel, de ce vieil hôpital, comprendront peut être mieu les lieux de vie des chats.

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:00
Ce lundi 14 septembre, j'avais rendez-vous avec mes parents en vacances dans la région pour leur faire visiter l'hôpital et aller à la rencontre des chats. Nat s'est également jointe à nous.
Peut-être est-ce grâce à la "chance du débutant", mais les chatchoux étaient nombreux et certains ont manifestement apprécié jouer les stars, nous permettant de vous offrir ce petit compte-rendu en images.


En allant au point de rendez-vous, j'ai surpris Aragorn en pleine sieste dans une des cours intérieures de la rotonde.


En Neuro, c'est un beau noir qui se prélassait.


Visite à madame Perplexe dont nous n'avons vu que le regard malicieux :
la doyenne du secteur était allée se percher sur un toit !


Sous le service de Réa, Nat a tenté, en vain, d'appeler Symphonie à l'entrée de sa maison, où elle aurait fait des chatons.
Aux dernières nouvelles, la destruction de ce bâtiment doit commencer courant octobre...


En gastro, Sôma est rapidement sortie à l'appel de Nat dont elle connait si bien la voix.
Curieusement, elle n'avala que deux bouchées de douceurs avant de repartir avec un petit morceau entre les dents.
Mais c'était pour revenir quelques minutes plus tard en compagnie d'un de ses bébés, que nous avons pu observer pour la première fois.


Cette si bonne maman avait apporté un petit morceau de sheba pour attirer son petit vers la barquette complète.


Cette petite merveille, peut-être un garçon, a été baptisé "Jamal" !


Attiré par les friandises, Béryl est rapidement sorti lui aussi pour profiter des bonnes choses.
Est-ce lui le papa ? Lui qui veille toujours si bien sur Sôma et ses bébés...


Tout à coup, alors que nous étions encore pleines d'émotions après la vision de Jamal,
c'est Finwë qui a surgit de l'ancien vide sanitaire de Gandalf en poussant de longs miaulements !


Nous nous attendions à quelques tensions autour des barquettes, mais Béryl cèda sa place,
et Sôma se montra très partageuse.
Finwë aurait-il une part de responsabilité dans la naissance des chatons ?


On peut se poser la question, surtout après l'apparition de cette autre merveille à poils mi-longs.
Nous vous présentons "Toumani" !

Malheureusement, le troisième chaton signalé par le personnel ne s'est pas montré.
Espérons que ce ne soit que par timidité.
Après avoir ajouté de nouvelles barquettes pour cette nombreuse famille, nous avons quitté Gastro.


À l'oranger, Claudel et Gala étaient fidèles au rendez-vous !


J'ai malheureusement noté que Gala avait une respiration bruyante probablement dûe à son coryza chronique...


En direction des poilus, nous avons surpris un magnifique petit tigré.
Il est vu régulièrement sur le secteur depuis quelques temps.


En cette fin d'après-midi, Aragorn avait changé de coin dodo,
guettant certainement l'arrivée de la dame de la statue et de ses friandises.


À la distribution de Sheba, c'est bien sûr Rackham qui l'a emporté !
Topaze a bien essayé d'amadouer le vieux pirate, mais cette fois ci sans succès.


Aragorn non plus d'ailleurs !



Puis il a fallu repartir, laissant Aragorn regagner son vide sanitaire.
Si seulement il savait qu'une famille l'attend...

26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:00
Salut à tous !
Moi c'est Rackham ! Et oui Rackham le rouge !



C'est sûr, rien qu'à me voir, c'est évident : je suis un sacré vieux pirate, avec les cicatrices et tout et tout. Il faut dire que j'ai dû batailler sec dans la vie. Je suis un des plus anciens qui reste encore à l'hôpital. Et faut avouer que comme mon pote St Jean, je prendrais bien ma retraite. J'ai beaucoup navigué à l'hôpital, j'y ai fait des escales à droite et à gauche. Aujourd'hui, je pourrai poser mon baluchon sur le premier coussin qu'on voudra bien m'offrir.



En attendant, je reste le boss incontesté chez les poilus. Faut dire que j'en impose. J'ai même pas besoin de feuler ou de jouer des pattes. Quand on me voit, on ne s'y frotte pas ! Bon, sauf Topaze, mon p'tit trésor de guerre, mon bijou à moi. Elle, je lui laisse parfois goûter les friandises que les demoiselles veulent bien m'apporter. Mais Topaze, elle sait y faire, et puis choupinette comme elle est je craque. Pirate oui, mais au coeur tendre, que voulez-vous...



Bon alors c'est pas le tout ! Mais maintenant qui va craquer sur moi ?
J'ai vraiment pas envie de revivre des batailles, des chantiers, devoir encore déménager, se ré-imposer je ne sais où, j'en aurai plus la force. Après la canicule, ça va bientôt être le retour du froid dans mon vide sanitaire.
L'un de vous n'aurait pas une 'tite place au chaud pour un vieux briscard comme moi ? Allez, soyez sympa !



Suis pas un farouche, vous verrez ! Et puis, je l'avoue je suis un peu fatigué, et abîmé par la rude vie à l'hôpital... Comme d'autres vieux compères, j'apprécie les bonnes pâtées, probablement plus assez de dents, pis les demoiselles trouvent que je ne ferme plus bien le bec. Faut bien se l'avouer, c'est vrai que je baisse gentiement...

Alors allez, à vot' bon coeur m'sieurs dames...


14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:23
Ce jeudi 13 août n'était pas une journée comme les autres. Boromir allait partir pour sa nouvelle vie...
Ses adoptants ont tenu à venir jusqu'à l'hôpital voir l'ancien univers de leur protégé et ses compagnons restés sur place. Nous nous sommes donc tous retrouvés sur site en compagnie d'Irène.

Début de la visite, Rackham "le patron des poilus" fait tranquillement sa sieste, comme d'habitude !
Sauf que nous préfèrerions le voir blotti dans des coussins que dans cette rigole de béton sous 40°.


Le doyen du secteur a alors eu droit à sa petite douceur.


En traversant les couloirs, nous avons surpris le roi Aragorn à travers la vitre. Il était descendu de ses toits pour négocier une petite bouchée de friandise à Rackham... En vain !


Personne n'était là en gastro. Avec la chaleur écrasante de cet après-midi, Béryl et Sôma ont préféré rester au fond de leur vide sanitaire...
Par contre, Claudel accepta notre offrande, et sortit quelques minutes de sa "maison" (pleine de mouches et de fourmis).
Gala quant à elle ne se montra pas.


Ensuite nous sommes allés à la rencontre de la doyenne de l'Hôpital, Perplexe, toujours fidèle au poste !


Alors qu'Irène remplissait les gamelles du point de nourrissage, Tango fit son apparition.


Et pour finir, nous nous sommes rendu au jardin central. Les adoptants ont pu voir le lieu de vie de Boromir jusque là...
Son ancien compagnon d'infortune, Saint Jean, esseulé, est timidement venu les saluer.


C'était l'heure du grand départ pour Boromir, qui nous attendait dans une petite pièce avec ventilateur durant toute la visite.
Un peu surpris de se retrouver à l'Hôpital (il a manifestement reconnu les lieux), il a vite pu comprendre que NON il ne serait pas relâché ici. Mais que ces deux bipèdes qui l'emportaient en le berçant de mots doux étaient bel et bien SA nouvelle famille !



Bonne route, et soit désormais heureux dans tes montagnes cher Boromir !
Encore infiniement merci à ses adoptants...

Dernière minute : Boromir est bien arrivé dans son nouveau domaine. Il est installé en cage de socialisation dans la chambre de ses adoptants. Les minettes sont déjà venues le saluer, et tout le monde semble parfaitement s'accepter. Arnaud et Caroline peuvent déjà cajoler Boromir qui semble prendre un grand plaisir à être caresser...
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:24
Nous vous présentons aujourd'hui la liste des chats qui vivent toujours actuellement sur le site de l'Hôpital.
Ils sont tous bien connus des bénévoles de l'association. Nous les voyons régulièrement, ils sont nourris et soignés. Parfois nous connaissons même leurs préférences culinaires, leurs amitiés, leurs caractères...

Tous ces chats sont un jour susceptibles d'accepter notre invitation à une nouvelle vie, et d'entrer dans la trappe.
Nous aurons alors besoin de familles d'accueil pour leur faire découvrir les joies de la vie en dehors de l'Hôpital, les coussins, les caresses...

Si l'un de nos protégés vous fait craquer, contactez-nous ! Vous pourriez bien être la personne de coeur qui offrira une vie rêvée à votre chouchou.
Merci également de diffuser cette liste au maximum afin de susciter des vocations.

Enfin, tous ces chats, tant qu'ils vivent sur site, ont besoin de parrains et de marraines. Reportez-vous à la rubrique concernée.

Merci d'avance pour votre soutien !











































Cette liste n'est pas exaustive (certains chats disparus depuis longtemps n'y figurent pas, certains n'ont été vus qu'une fois, d'autres noirs ou tigrés sont difficiles à différencier car ils changent souvent de secteur du fait des travaux en cours).
19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 21:21
Bonjour, vous m'aurez peut être reconnu, je suis la nouvelle mascotte de l'association depuis que mon portrait est devenu le logo officiel de celle-ci.



Je m'appelle ST JEAN, du nom de l'hôpital où je réside avec mes amis depuis tellement d'années que je ne saurais vous dire exactement combien. Je fais partie des anciens du jardin central, un vieux de la vieille comme on dit. Ce lieu était l'un des plus sûr de cet hôpital ce qui explique peut-être pourquoi nous ne voyons quasiment jamais ces boites en fer que les bipèdes déposent avec des friandises afin de nous emmener je ne sais où, et aussi pourquoi nous n'avons jamais fait la une du blog de l'association.



Pourtant tout à une fin, dans 3 ou 4 petits mois notre univers paisible va laisser place aux pelleteuses et que va-t-on devenir ?
Les dames qui nous nourrissent quotidiennement et à qui je fais confiance m'ont dit qu'elles cherchaient une solution.
Une solution ? Moi qui ne suis qu'un "banal" tigré bedonnant avec une queue plus courte que la moyenne, à quoi pourrais-je bien avoir droit ? Qui pourrais-je bien intéresser ?



Avec les années, je deviens un peu dur d'oreille mais j'écoute ce qu'on me dit.
Il y a quelques jours, au moment du remplissage des gamelles, je suis comme toujours en pôle position, j'ai accepté une petite caresse, une première caresse sur la tête de la part d'Irène. Bon, je vous l'accorde, comme toute première, j'ai été très surpris mais je retenterais bien l'expérience, je suis prêt à tout pour sortir d'ici et découvrir comme Faramir et Eowin, 2 anciens de mes collocataires, le moelleux des cousins et la douceur des caresses. On me dit que j'y aurais droit un jour, mais les jours sont comptés, il n'en reste qu'environ 120 donc le temps presse. En attendant, lors de mes nombreuses siestes je rêve de cette vie meilleure dont on me parle souvent.



14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:45
Vous ne me connaissez peut-être pas, je suis Gandalf et il me semble que c'est au moment où je me trouve à la croisée des chemins de mon destin que vient l'heure de vous raconter mon histoire :

J'ai été moi aussi abandonné sur le site de l'hôpital. Habitué aux humains, j'ai vite reperé le manège de cette cage que l'on déposait remplie de bonnes choses à manger. Ces humains avaient l'air très gentils, et puis je dois avouer que je suis gourmand : je n'ai pas perdu de temps, dès que la cage est arrivée je me suis jeté dedans...

On m'a amené de suite chez la vétérinaire, tout le monde m'a trouvé très beau, c'que j'étais fier !... J'ai été gentil, j'ai fait tout ce que la vétérinaire voulait, "ouvrir la bouche", aucun problème, "la piqûre", aïe... mais je n'ai même pas bougé... Je me disais que si j'étais gentil, on me garderait... La vétérinaire, émue par mon sort, a passé quelques coups de téléphone mais aucune porte ne s'est ouverte pour moi...
Très vite, quelques personnes se sont mobilisées pour moi, mais le délai imposé était si court... Une après-midi seulement, mon sort était scellé.

J'ai été stérilisé, tatoué et on est venu me chercher. Je me suis fait tout petit au fond de la cage, j'ai prié très fort, mes yeux se sont fait suppliants... Mais quand j'ai regardé autour de moi, j'étais de nouveau à l'hôpital.
Sans un regard vers la personne qui m'a relâché, je suis parti cacher ma peine dans mon vide sanitaire sale qui, je le savais désormais, serait ma prison pour toujours...

Gandalf dans son "habitat"

Le temps a passé, j'ai appris à vivre à l'hôpital, ou du moins à survivre car on ne vit pas dans un enfer quotidien. J'ai souvent revu cette cage où mon espoir d'une vie meilleure s'était brisé sur ces barreaux de fer. Mais elle n'était jamais là pour moi. Et puis il y a quelques temps, j'ai remarqué que la trappe était devant mon abri. Je voyais bien que des dames se relayaient, qu'on m'appelait, qu'on me parlait beaucoup.

Rentrer dans la trappe une deuxième fois ? Pourquoi faire ? Je n'ai plus confiance. Si je veux bien jouer un petit peu avec ces dames très gentilles, si je veux bien aussi rester près d'elles, pas question de leur donner ma confiance...
La trappe est là presque chaque jour, et chaque fois une des dames est là ! Autant de patience, d'attention pour moi, je commence à hésiter... Et si elles étaient différentes ? Mais j'ai eu tellement de peine la première fois...

J'ai vu mon ami Théoden franchir le pas, il y a quelques jours ; l'une des dames m'a raconté son histoire : il est heureux maintenant, il vit entouré d'amour, tout comme Elliot...
Une vie meilleure est donc possible malgré tout ? J'hésite, et si cette fois-ci encore ma confiance était trahie ?

Pourtant la trappe est là, et les paroles des bénévoles sont comme le chant des sirènes si envoûtant. Le soir quand tout est calme, je repasse dans ma tête l'histoire qu'elles m'ont raconté : il était une fois, un adorable chat qui, grâce à quelques fées qui avaient dorénavant refusé la fatalité, la facilité, et l'impuissance, avait trouvé une famille qui l'attendait, qui allait même faire un très long voyage pour venir me chercher... Ce chat, c'est moi, et je serais enfin heureux, je vivrais entouré d'amour pour toujours...

Cette nuit, malgré cette belle histoire que je me raconte tous les soirs, j'ai du mal à trouver le sommeil, caché au fond de mon vide sanitaire. J'ai si chaud et ces puces me grattent, et puis j'ai faim et soif ! C'est pas une vie ça ?! Est-ce que je suis vraiment né pour cet enfer ?
Et si demain j'y rentrais dans cette trappe ?... Les gentilles dames me l'ont répété de nombreuses fois, il ne tient qu'à moi que ma nouvelle vie commence très vite...

Le jour se lève dans quelques minutes, la trappe sera devant mon abri. Je ne sais plus ce que je dois faire...



Gandalf, malgré tous nos efforts, refuse toujours de rentrer dans la trappe. Il devait partir en même temps que Théoden, ces deux-là ayant assez souffert... Une porte s'était enfin ouverte pour eux. Aujourd'hui Théoden est heureux, mais Gandalf réfléchi encore.
Comme pour les humains, accorder sa confiance une nouvelle fois est parfois dur ! Les chats qui ont déjà été stérilisés puis relâchés ont besoin de patience pour à nouveau faire confiance. Gandalf en fait partie.

D'autres chats stérilisés puis relâchés ont disparu à jamais, il ne reste plus d'eux que le souvenir amer de leur silhouette s'éloignant de la trappe...

Nous ne pouvons que nous réjouir que certains de nos chats trappés, timides à la socialisation, n'aient pas eu à connaître ce triste sort qui les guettait.