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Bienvenue sur le blog de l'association

SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan

Depuis 2007, notre association trappe, stérilise, soigne, socialise et fait adopter les chats de l'Hôpital de Perpignan.

Dans ces pages, nous vous faisons partager le quotidien de nos chats, nous vous informons des différentes actions de l'association au jour le jour, pour vous donner envie de les aider et de les sauver, ensemble.

Pour plus de détails, consultez les pages "Nous contacter / Bienvenue" , "Présentation" et "Nous Soutenir"

.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 19:53
Il y a quelques jours, nous (Nat et moi-même) avons accompagné Irène lors de sa tournée de nourrissage après sa journée de travail.
C'est toujours sympa de se retrouver sur site, et ça remonte les batteries ! Sinon, chacune assume trappages ou nourrissages seule dans son coin, ce qui à la longue est toujours pesant.
Une belle après-midi qui nous a permit de vous faire quelques clichés....

En me garant aux Poilus, j’aperçois ce splendide chat.
Il n’est pas encore baptisé, mais vu régulièrement sur le secteur depuis cet été.
tigre

En traversant les couloirs de la rotonde, je vois Aragorn dans une courette.
Échanges de clins d’oeil
aragorn1

Sortie du vieil édifice face à la chirurgie
chirurgie

L’ancien point des lauriers
lauriers

En neuro, seul ce chat noir nous attendait.
Lui non plus n’est pas encore baptisé.
Pourtant il rode là depuis environ deux mois.
noir

Du côté de l’oranger
oranger

Claudel & Gala profitent de leur douceur
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Gala...
gala

Un peu plus loin, c’est Miriel qui se régale
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Retour aux poilus où Rackham se pique un petit roupillon dans les feuilles
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Mais il est dérangé par une Irène (très concentrée !)

download



Le vieux pirate attend sa gâterie
rackham-copie-1

Sous le regard d’autres habitants du coin, très intéressés eux aussi
pigeon

Et revoilà Aragorn qui se demande s’il (elle ?) en aura aussi
aragorn2

Nous quittons Irène et les bâtiments du vieil hôpital pour nous rendre dans le jardin de Monsieur C. C’est à endroit que Minette, Nadaka, Gopika, Muffin, Daktari et Jîne ont été récemment trappés. Mais il reste sur place plusieurs gentils grands chatons, et quelques femelles. Nous devons donc tenter de mieux répertorier ces chats et organiser une campagne de stérilisation. Malheureusement, peu d’entre eux se sont manifestés ce jour là.


La soeur de Muffin, et ses yeux un peu abîmés

soeur



Un grand chaton très gentil, qui serait facilement trappé si une famille lui ouvrait sa porte
noir claudel

Nat a déposé une douceur pour attirer les minous,
Mais c’est un tout autre animal qui s’est laissé tenté.
coq

Lorsque le travail sera fini avec les chats de l’hôpital,
Nat pourra toujours se reconvertir dans le trappage de gallinacés...


17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:16
Chaque jour travaillé, Irène prend le temps, avant ou après son service, de faire le tour des points de nourrissage pour remplir les gamelles, mais également pour observer les chats demeurant sur les lieux. Elle a un rôle de terrain très important en cette période de travaux afin, de prendre note des nouvelles habitudes des chats dérangés par le bruit infernal des outils de chantier. Jusqu’à début novembre, nous pensions connaître tous les chats restant sur le site dont le nombre était estimé à une trentaine, mais fin Novembre, Surprise nous a ouvert les yeux sur le fait que certains vivaient cachés dans les méandres des vides sanitaires. Ces chats ne sortent se nourrir seulement la nuit, quand tout est redevenu calme.

Hier soir, Irène a été une nouvelle fois stupéfaite de voire une nouvelle venue. A l’endroit même où Surprise a été trappée il y a 3 semaines. Cette petite chatte ressemblant à Isadora, trouvée sur l’hôpital au mois d’Août, déjà stérilisée mais non identifiée, qui vit maintenant tranquillement au chaud chez moi.
Cette nouvelle minette s’est engouffrée dans le vide sanitaire dès qu’elle s’est sentie observée par Irène, mais elle  lui est apparue très curieuse en observant tous ses faits et gestes. (Irène vient juste de me signaler avant la mise en ligne de l'article, que la minette a été vu une nouvelle fois aujourd'hui et qu'elle a engloutie la douceur déposée pour elle en moins de deux...)

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Alors aujourd’hui, nous sommes septiques… D’où vient cette nouvelle minette ? Est-elle née sur l’hôpital comme Surprise ? A-t-elle était abandonnée sur le site comme Isadora ? Est-ce une minette en vadrouille ? Le mystère demeurera jusqu’à son trappage et probablement encore après.
Que tous nos fidèles lecteurs se rassurent, on ne vous sort pas des chats de sous le chapeau… Nous tentons juste de vous tenir, au mieux, informé de nos observations faites sur le site.


UsersireneleonardiPicturesiPhoto LibraryOriginals2-copie-1
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 20:00
Vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles des chats restant sur le site de l'hôpital.
Voici donc quelques photos prises par Irène lors de ses tournées de nourrissage du mois de novembre...
Une façon de voir et revoir tous ces beaux félins, surpris dans leur quotidien !



Le (ou "la" selon les dernières observations...) splendide Aragorn


L'enigmatique Beryl


La douce Claudel


Avec Gala, dans leur si sordide vide-sanitaire


Comète


L'insaisissable...


Dupont, le curieux


Finwë, surpris en pleine sieste


Miriel, dans une courette de la couronne


Rackham le vieux pirate


Et pour finir, le doux regard émeraude de Sicile...

Publié par Irène & Linda - dans La vie à l'hôpital
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:00
Garder le moral malgré cette triste période qui voit l'entrée dans l'hiver pour les chats encore sur site et la destruction de leur lieu de vie.
Garder le moral malgré les trappes qui restent désespérément vides ces derniers temps.
Pourra-t-on tous les sauver ?
Pas facile de "garder le moral"...

Ce mercredi 4 juin, j'ai passé la matinée à l'hôpital. Il faisait gris, il y avait du vent, l'hôpital vide, les portes qui claquaient, ce fut particulièrement sinistre....
Deux trappes étaient disposées (comme toujours ces derniers temps) : une en gastro l'autre en médecine B interne.
Trappes en service même de nuit désormais.
Malheureusement, trappes encore et toujours vides malgré le spray pour attirer les chats, malgré les appâts divers et variés changés régulièrement pour une appétence maximale.

Il est vrai qu'il y a beaucoup moins de chats sur site, et que ces chats là sont particulièrement aguerris. Ils les connaissent ces fameuses trappes ! Ils y sont, pour la plupart, déjà entrés. Et que s'est-il passé ? Ils ont été stérilisés, identifiés et relâchés sur site. Pour un chat, il y a certainement mieux comme souvenir... Et puis ces trappes leur ont pris leurs compagnons de longue date, leurs petits...
Oui les chats restant se méfient de ce piège. Et avec les bouleversements qu'ils vivent actuellement, ils le sont encore plus. Question de survie.

Mais nous sommes et serons toujours là pour espérer, pour essayer d'en sortir un de plus...

Nat, l'autre jour, pensait pouvoir trapper Jason et Aragorn (vraiment inséparables ces temps-ci). Le temps d'installer le matériel, c'est la pluie qui a fait fuir les deux compères... Pas de chance.
Dans le genre vieux malin, c'est Rackham qui emporte la palme : trappe disposée chez les poilus, interdisant l'accès aux gamelles, Rackham a vu ça de loin et a regagné son vide sanitaire... pour sortir 2 minutes plus tard au jardin central où restaient quelques croquettes !
Il y a aussi les spécialistes du type Sôma ou Saskia qui savent parfaitement manger le chemin sans déclencher le système.

Malgré tous nos stratagèmes, le trappage de tous ces chats particulièrement intelligents est difficile.
Nous savons que beaucoup sur ce blog attendent surtout un type d'article : l'annonce d'un trappage. Comme nous aimerions pouvoir le faire plus souvent !
Mais la réalité du terrain est bien là...

Trappe en gastro : vide

En Médecine B Interne : vide aussi...
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 15:07
Bonjour,

Je m’appelle Charly, on a très peu parlé de moi sur le blog, pourtant je suis depuis longtemps sur l’hôpital de Perpignan. J’étais l’un des protégés de Geneviève, en neurologie, mais depuis que son service a déménagé voilà un mois, avec mes amis nous n’avons plus d’animation, les journées sont longues... D’ailleurs nous y sommes bien moins nombreux ; certains sont sans doute partis à la recherche de plus d’activité.

Moi, je reste fidèle à mes habitudes sur mon petit territoire : à chasser, rôder et faire la sieste au soleil tout en restant à l’affût du moindre bruit d’un sachet de croquette. Mes protectrices viennent quasi quotidiennement remplir mon point de nourrissage.



Aujourd’hui, j’ai la chance d’être mis à l’honneur sur le blog car l’équipe de l’association des chats de l’hôpital aimerait que je connaisse un jour la douceur d’un foyer. Je suis malheureusement qu’un simple tigré mais ma robe dorée, mon petit gabarit et ma bouille tout ronde auront peut être un jour raison d’un cœur d’humain.
Ces humains, je les observe depuis des années, me laissant approcher à quelques mètres sans pour autant le laisser toucher. Je n’en ai pas encore eu le courage, est-ce trop tard maintenant que le service a déménagé ? Non ! Je suis un peu hésitant mais je l’accepterai lorsque la confiance sera établie.
En attendant le jour où cet hôpital ne fera plus partie que de mes souvenirs, peut-être qu’une gentille marraine pourrait craquer sur moi ?





31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 20:00
Certes il y a des balades plus bucoliques que la visite des sous-sol de l'hôpital comme celle que nous avons faite mercredi !
Pourtant nous y tenions à cette visite et ce depuis le début de notre action. Il était important, en effet, de se faire une idée de ce qui se passait dans la "partie cachée de l'iceberg", laquelle, couplée aux travaux, a fait la spécificité de ce sauvetage et sa complexité.



Nous avions quantité d'interrogations à son propos. L'hôpital est fait de nombreux bâtiments construits à des dates différentes, chacun avec ses propres sous-sols et vides-sanitaires eux même construits sur des galeries et égoûts encore plus anciens. Cela donne un réseau d'une incroyable complexité et totalement inextricable.
Des chats y ont disparu, certains ont réapparu un peu plus loin et quelques temps plus tard, certains jamais sans que l'on puisse savoir ce qui leur était réellement arrivé.
Il y a plus d'un an et demi que nous avions trouvé Sam, chaton de 6 mois pesant le poids d'un de 2 mois, squelettique, déshydraté. Nous l'avons sauvé in extremis mais il était douloureux d'imaginer les souffrances du reste de la portée, coincée quelque part sans que nous puissions rien y faire...


À la réunion avec le directeur des travaux, nous étions donc heureux d'avoir eu la permission de visiter une partie des sous-sols et ainsi peut être, pouvoir répondre à certaines interrogations, d'autant que les 4000 m2 de sous-sol que nous devions visiter étaient ceux du bâtiment près duquel Plume, Sicile, Salomé, Eomer avaient disparu.
Rendez-vous était donc pris à 14h30 avec M Maurice qui ne nous a pas accompagné mais à eu l'amabilité de "débaucher" deux personnes de la sécurité ; ces derniers nous ont accompagné avec beaucoup de sérieux, d'intérêt et de gentillesse les presque 2 heures de la visite.


Nous avons commencé par les 4000 m2 de sous-sol du bâtiment de la chirurgie , un bâtiment plus récent que les autres et qui jouxte le nouvel hôpital. À l'angle de ses murs se trouve le lieu-dit des "lauriers", ancien point de rencontre de quantité de chats de l'hôpital ; Salomé, Scille, Sonate, Sicile ainsi que leurs portées, Théoden, Eomer, Eliott, Plume etc... En rentrant, l'espoir de retrouver certains d'entre eux s'est vite volatilisé : l'espace qui se présentait à nous était tellement grand qu'il était évident que nous ne pourrions pas inspecter tous les recoins. Même si ces sous-sols sont beaucoup plus accessibles et que l'on peut parfois y circuler debout. Nous avons fait le tour tant bien que mal et nous n'avons vu aucun signe de chats : ni excrément, ni cadavre, ni odeur féline. Les accès sont quasi inexistants et peu probablement empruntés (cheminée d'aération verticale). Les chats ne peuvent y entrer que par accident mais c'est évident que si ces sous sols avaient été plus ouverts, ils auraient été le QG principal de nos minous. Nos abris en bois paraissent bien dérisoires par rapport à cette surface !


Plume...

Nous avons ensuite visité les nouveaux sous-sols de l'hôpital qui jouxtent ceux-ci à un endroit très chaotique, en travaux. Endroit que Sonate avait choisi pour faire ses chatons, probablement du fait de son inaccessibilité. La vision que nous avons eu s'apparenterait à celles que l'on peut avoir dans certains films de science-fiction : d'innombrables couloirs sans fin, soulignés de kilomètre de tuyaux et éclairés par des néons verdâtres. Tout le long de ces couloirs se trouvent, de part et d'autre, des pièces très sombres, ouvertes que par des persiennes à hauteur d'homme. (nous étions à ce moment là très contents d'être accompagnés !...) Ici non plus, pas de signe de chat mais nous nous sommes fait la même réflexion que pour ceux de la "chirurgie" : il ne faudrait absolument pas que des chats arrivent à y entrer. Nous avons constaté le même "point faible" à la jonction avec les anciens bâtiments mais nous espérons qu'avec le bruit et l'animation des gros travaux, les chats n'auront pas la mauvaise idée de s'y installer. Nous avons de plus, été rassuré par la bienveillance des services techniques et particulièrement de la sécurité, laquelle nous a promis d'être vigilante et de nous avertir si des chats étaient apperçus ici. Une de ces personnes était particulièrement intéressée par le sort des chats (en a lui même quatre) et à notre grande surprise connaissait beaucoup de l'histoire des chats de l'hôpital (Eliott, Aragorn, Boromir, Faramir etc...).


Nous avons fini par les vieux sous-sols d'endocrino et là ce n'est pas le même univers : c'est dans ces lieux que nous sommes allés à la rencontre de nos "cauchemars".
Rien à voir avec ce que nous venions de visiter : nous ne pouvons y accéder qu'en rampant et à plat ventre, le sol y est très irrégulier, très sale et l'odeur très forte. Nous n'avons fait que le début mais nous avons pu voir une succession de "pièces" de moins de 1,5 m de hauteur, séparées par de très vieux murs avec des ouvertures à peine assez grande pour laisser passer un humain allongé. Nous avons eu froid dans le dos en constatant que ces "douves" se prolongeaient encore et encore et que probablement, elles se perdaient dans des dédales insoupçonnables, tout le long de la couronne.
Angoisse , malheureusement appuyé par la rencontre de Sôma, en train de se faire la toilette, intriguée par notre présence mais bizarrement pas très farouche. Ce qui confirme que malgré la distance, gastro communique bien avec l'endocrino... Ce sont précisément ces deux bâtiments qui vont être démontés la semaine prochaine. Nous n'avons donc qu'une semaine pour attraper Sôma et tenter de voir Béryl.....


Nous tenons à chaleureusement remercier le personnel de la sécurité pour sa bienveillance et sa disponibilité durant toute cette visite.
25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 16:30
La dernière visite des chats de l'hôpital après la réunion de vendredi m'a laissé un goût amer...
La fois précédente, tous les services n'avaient pas encore achevé leur déménagement. Nous avions croisé de nombreux chats, pareil à eux même. Le vieil édifice "vivait" encore.

Mais tout ceci est terminé. La tournée de nourrissage en compagnie d'Irène fut bien triste.
Il n'y a plus que des fenêtres fermées, et les rares chats croisés semblaient complètement désemparés...
Où sont passées leurs bonnes fées ? Elles ne sont plus là, à veiller sur eux, à leur lancer un petit mot doux par la fenètre du service.
Leur univers est désormais vide, mort, sans ces présences bienveillantes.

Ces bonnes fées, comme Irène, Geneviève, Nathalie L, viennent plus tôt le matin, ou repartent plus tard le soir pour quand même prendre soin de leurs protégés. Mais ce n'est plus pareil...

On entend parfois "occupez-vous des humains avant de vous occuper des chats !".
Et bien justement, ces bonnes fées là sauvent quotidiennement des vies humaines, et ça ne les empêche pas d'avoir ouvert leur coeur à ces chats dits "errants".
Même en pleine tourmente du déménagement, Geneviève a continué avec toujours autant d'humanité, d'humilité, de bienveillance, de patience, d'amour, de disponibilité à veiller sur "ses" chats comme sur ses patients, dont la maman de Nat à qui elle a sauvé la vie...

Quand j'entends ce fameux "occupez-vous des humains avant de vous occuper des chats !", je constate qu'en général les personnes qui disent ça ne font rien, ni pour les un, ni pour les autres.

Les déménagements de ces services étaient nécessaires à de multiples points de vu. Mais nous savons comment il a été difficilement vécus par ces infirmières qui laissaient derrière elles des années de souvenir, et "leurs" chats. Nous savons comme il est plus difficile pour elles de continuer à assumer leur rôle de mères nourricières, à trapper, observer, photographier, répertorier.
Malgré la difficulté, elles sont toujours là, pour les chats, comme pour les humains.

Que ces bonnes fées de l'ombre reçoivent ici toute notre admiration, et notre gratitude...



Compte-rendu de la visite en images

Irène, l'une de ces bonnes fées, et pas des moindres !

Perplexe

Désormais, la neuro...

Un peu plus loin, Charly

Passage devant l'ancien service d'Irène

Service également fermé à tout jamais, et bientôt rasé...

Le vide sanitaire désespérément silencieux, depuis juin Plume n'en sort plus à notre appel

Le bâtiment de la chirurgie et des urgences, avec ses lauriers à droite.
Haut lieux des chats de l'hôpital, au tout début de notre action...
Nous allons explorer les 4000m2 de vides sanitaires de ce bâtiment avec qu'il ne soit démentelé le 4 novembre.


Une des entrées de la rotodonde, entre endocrino et gastro, avec les arbres du jardin central en arrière plan

Les couloirs de la rotonde, désormais vides

La trappe pour Saskia, Aragorn ou Jason, que des familles attendent.
Elle aussi, vide, alors qu'elle est restée en place de 6h du matin à 18h


Chat apperçu dans la jardin du monsieur chez qui ont été trappés Minette et ses chatons il y a peu.
Ce sosie de nos "Symphony/ie" prouve qu'il s'agit bien de la même famille des chats de l'hôpital !

Et pour finir le fidèle Rackham.
Les poilus sont donc pour leur part en sursis jusqu'en mars/avril 2010...
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 17:35
Depuis le mois d'août, nous avions entrepris des démarches pour obtenir un rendez-vous avec le nouveau directeur de l'hôpital.
Celui-ci a préféré laisser à Monsieur Mourlaas le soin de suivre le dossier "chats". En effet Monsieur Mourlaas en tant que
directeur des travaux et des ressources est le plus à même d'apporter des réponses concrètes sur le sujet. Il était par ailleurs présent lors de la première réunion en 2007, à l'époque en tant que sous-directeur de l'lhôpital.

Nous revoici donc en salle de réunion, un an et demi plus tard, et la situation a radicalement changé.

Lors du premier rendez-vous, l'hôpital devait faire face d'une part à une importante prolifération féline, d'autre part à une forte présence de puces. Les débats furent délicats pour prouver que l'infestation de puces n'était pas liée à la présence des chats, et que le problème de prolifération féline pouvait se résoudre de manière "douce" en combinant trappage/adoption et stérilisation.

Hier, nous étions donc là pour présenter un premier bilan à la direction sous forme de petit dossier afin que les choses soient concrètes, palpables. Après une courte présentation, tombe un chiffre essentiel : depuis que l'association a commencé son action, il y a 107 chats en moins sur le site. Nous sentons un certain étonnement chez nos interlocuteurs...
Mais oui, nous confirmons et d'ailleurs sur ces 107 chats, 78 sont adoptés et coulent des jours heureux dans les coussins !

Sur cette liste des chats adoptés, nos interlocuteurs constatent que les chats ont ému des familles aux quatre coins de la France, et même à l'étranger... Viennent alors quelques questions sur la socialisation, comment ces chats "sauvages" peuvent s'adapter à une vie de famille et devenir un parfait chat domestique... Mais nous avions joint au dossier quelques photos de nos adoptés, heureux, sous les caresses, dans les bras, dans les coussins. Et oui, les chats de l'hôpital c'est aussi ça !
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Puis nous leur montrons la liste des chats sur site, avec leur photo, leur nom, il n'en reste que 22. Là encore étonnement ! Sommes-nous sûr qu'il n'y en a pas plus ? Pas plus de trente avec les quelques chats pas encore bien différenciés et fidélisés à un point de nourrissage. Nous insistons sur le fait que ces 22 chats restants, nous y tenons ! Nous les connaissons bien et y sommes attachées. Ils ont par ailleurs leur petite célébrité sur la toile et beaucoup de personnes suivent leur histoire.

La discussion retourne sur quelques points liés à l'hygiène, aspect capital lors de la première réunion. Nous demandons à l'hôpital de se renseigner pour voir s'ils n'obtiendraient pas des tarifs moins prohibitifs sur les anti-puces par voie orale que nous distribuons régulièrement. Accepté ! La pharmacienne de l'hôpital se renseignera.
On nous demande aussi s'il n'y a pas parfois des chats en très mauvais état sanitaire. Nous répondons que c'est arrivé. Que dans ce cas, nous mettons le trappage du chat en priorité et l'emmenons chez le vétérinaire, mais que le chat n'est euthanasié QUE si sont état est désespéré, sinon nous lui trouvons un accueil pour qu'il reçoive les soins utiles.

Il est temps d'aborder la suite de la collaboration entre l'association et l'hôpital. Nous avons rempli notre partie du "contrat" et aurions besoin de leur concours pour la suite. Il faut aborder les choses en deux temps : comment allons-nous faire passer aux chats la période travaux, et comment allons-nous installer les chats à long terme une fois que tout sera stabilisé (car même si nous trappons tous les chats actuellement connus, d'autres s'installeront certainement) ?

Après l'exposé du bilan, nous sentons une réelle bienveillance et une bonne volonté certaine de la direction dans la poursuite de notre collaboration.

D'ailleurs, notre action commence à prendre valeur d'exemple : l'hôpital de Thuir, confronté à un souci de prolifération féline, a contacté l'hôpital de Perpignan pour savoir comment ils avaient géré le problème. La direction n'a pu que vanter les mérites de la collaboration avec notre association de protection animale !


Après tous ces aspects positifs, nous abordons alors les choses point par point.

- Le planning des travaux
C'était le point crucial pour nous car de là va découler toute la suite de notre action (priorité de certains trappages, déplacement des points de nourrissage)
Et comme nous le redoutions, cette fois-ci "nous y sommes" et devons faire face à l'urgence. Le démentèlement du bâtiment Chirurgie/Urgences (les "lauriers") commence ce 4 novembre, et dans les jours qui suivent "gastro" et "endocrino" disparaîtront à jamais.
Bien sûr, cela devait arriver à un moment donné, nous le savions. Mais quel pincement au coeur en pensant à Sôma ou Béryl...
Et puis une seconde vague de travaux s'abattra en mars/avril 2010 du côté des poilus.

Nous obtenons l'autorisation d'aller visiter, avant le 4 novembre, les 4000 m2 des vides sanitaires sous le bâtiment de la chirurgie et des urgences, auxquels nous n'avons jamais eu accès. Nous avons le maigre espoir d'y retrouver la trace de Plume, ou de Salomé...

- Le déroulement des travaux
Nos interlocuteurs exposent avec précision et transparence comment cela va se dérouler. Et là nous reprenons un peu espoir ! Les bâtiments vont être soit réhabilités, soit détruits. Mais dans les deux cas, ils doivent d'abord être "désossés" afin d'en trier les matérieux (bois, métal, verre etc). Ce qui veut dire que les chats, effrayés par le bruit des scies circulaires et autres outils bruyants auront sûrement largement le temps de fuir avant l'arrivée des pelleteuses. Par contre, il nous sera certainement difficile des tous les localiser ensuite...
Par ailleurs, nous apprenons une très bonne nouvelle : il n'y aura à priori aucune dératisation !

- Les points de nourrissage
Sur ce sujet, nous sentons que la direction nous laisserait presque "carte blanche" sur l'évolution indispensable des secteurs où les chats sont nourris. Nous insistons et leur soumettons 2 points de nourrissage pour le futur, à long terme. Ils sont acceptés. Par ailleurs, ne serons obligées de déplacer les points de nourrissage actuels par étape pendant la durée des travaux. Là encore, nous avons toute latitude pour faire au mieux, dans l'intérêt des chats.
À plus long terme, l'hôpital propose même de mettre un menuisier à la disposition de l'association pour fabriquer des abris de nourrissage 3 étoiles !

- Signature d'un convention officielle
Enfin, nous avons demandé si nous pouvions avoir une convention signée mutuellement, qui officialise l'intervention d'SOS Chats de l'Hôpital à l'hôpital Saint Jean. Accepté, Mr Mourlaas se chargera de rédiger ce document.

En conclusion, Nat, Irène et Linda sont sorties très heureuses de cette réunion. Nous tenons à saluer Mr Mourlaas et Mr Maurice pour l'heure qu'ils nous ont accordé, alors même que leur emploi du temps est plus que chargé en cette époque d'effervescence à l'hôpital.
Nous les remercions de leur bienveillance et de leur bonne volonté vis à vis de notre action et des chats.

Cette rencontre, plus que positive, ne nous fait pas oublier la disparition imminente des lauriers, de gastro et d'endocrino. Les travaux agitent déjà l'hôpital depuis des mois et nous a fait perdre Plume. Maintenant, nous abordons la phase tant redoutée des destructions...

Publié par l'équipe d'SOS Chats de l'Hôpital - dans La vie à l'hôpital
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:24
Aujourd'hui fût une journée bien triste, une page s'est tournée, les fenêtres des secteurs endo, gastro et médecine B se sont fermées pour toujours laissant seules Saskia, Soma et tant d'autres dans leurs courettes. Demain matin, ils ne comprendront pas pourquoi personne ne vient les voir et leur donner à manger sur le rebors de leur fenêtre, tel un rituel installé depuis longtemps. Ces secteurs ont déménagés pour le nouvel hôpital, tout comme la neurologie et le scanner (lieu dit les poilus) la semaine dernière.
Ce soir tous les chats de l'hôpital que nous suivons, à l'exception de Claudel et Gala (secteur des maladies infectieuses), se retrouvent seuls.
Nous savons déjà que les chats du secteur Neuro sont très perturbés face à leur bâtiment fermé. Ils avaient l'habitude de voir beaucoup d'animation, ils ne comprennent pas pourquoi plus personne ne vient les voir. Il en sera de même demain matin au jardin central, endocrino, gastro, médecine B.
Nous avons une pensée toute particulière pour les infirmières qui nous aident et qui ont aujourd'hui quitté les lieux le coeur gros.

Le plan suivant représente l'hôpital avec les anciens et les nouveaux bâtiment, ainsi que les dates de démolition qui ont été repoussée à 2010 pour tous les secteurs aujourd'hui fermés. Les personnes ne connaissant pas la disposition, si peu conventionnel, de ce vieil hôpital, comprendront peut être mieu les lieux de vie des chats.

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:00
Ce lundi 14 septembre, j'avais rendez-vous avec mes parents en vacances dans la région pour leur faire visiter l'hôpital et aller à la rencontre des chats. Nat s'est également jointe à nous.
Peut-être est-ce grâce à la "chance du débutant", mais les chatchoux étaient nombreux et certains ont manifestement apprécié jouer les stars, nous permettant de vous offrir ce petit compte-rendu en images.


En allant au point de rendez-vous, j'ai surpris Aragorn en pleine sieste dans une des cours intérieures de la rotonde.


En Neuro, c'est un beau noir qui se prélassait.


Visite à madame Perplexe dont nous n'avons vu que le regard malicieux :
la doyenne du secteur était allée se percher sur un toit !


Sous le service de Réa, Nat a tenté, en vain, d'appeler Symphonie à l'entrée de sa maison, où elle aurait fait des chatons.
Aux dernières nouvelles, la destruction de ce bâtiment doit commencer courant octobre...


En gastro, Sôma est rapidement sortie à l'appel de Nat dont elle connait si bien la voix.
Curieusement, elle n'avala que deux bouchées de douceurs avant de repartir avec un petit morceau entre les dents.
Mais c'était pour revenir quelques minutes plus tard en compagnie d'un de ses bébés, que nous avons pu observer pour la première fois.


Cette si bonne maman avait apporté un petit morceau de sheba pour attirer son petit vers la barquette complète.


Cette petite merveille, peut-être un garçon, a été baptisé "Jamal" !


Attiré par les friandises, Béryl est rapidement sorti lui aussi pour profiter des bonnes choses.
Est-ce lui le papa ? Lui qui veille toujours si bien sur Sôma et ses bébés...


Tout à coup, alors que nous étions encore pleines d'émotions après la vision de Jamal,
c'est Finwë qui a surgit de l'ancien vide sanitaire de Gandalf en poussant de longs miaulements !


Nous nous attendions à quelques tensions autour des barquettes, mais Béryl cèda sa place,
et Sôma se montra très partageuse.
Finwë aurait-il une part de responsabilité dans la naissance des chatons ?


On peut se poser la question, surtout après l'apparition de cette autre merveille à poils mi-longs.
Nous vous présentons "Toumani" !

Malheureusement, le troisième chaton signalé par le personnel ne s'est pas montré.
Espérons que ce ne soit que par timidité.
Après avoir ajouté de nouvelles barquettes pour cette nombreuse famille, nous avons quitté Gastro.


À l'oranger, Claudel et Gala étaient fidèles au rendez-vous !


J'ai malheureusement noté que Gala avait une respiration bruyante probablement dûe à son coryza chronique...


En direction des poilus, nous avons surpris un magnifique petit tigré.
Il est vu régulièrement sur le secteur depuis quelques temps.


En cette fin d'après-midi, Aragorn avait changé de coin dodo,
guettant certainement l'arrivée de la dame de la statue et de ses friandises.


À la distribution de Sheba, c'est bien sûr Rackham qui l'a emporté !
Topaze a bien essayé d'amadouer le vieux pirate, mais cette fois ci sans succès.


Aragorn non plus d'ailleurs !



Puis il a fallu repartir, laissant Aragorn regagner son vide sanitaire.
Si seulement il savait qu'une famille l'attend...

26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:00
Salut à tous !
Moi c'est Rackham ! Et oui Rackham le rouge !



C'est sûr, rien qu'à me voir, c'est évident : je suis un sacré vieux pirate, avec les cicatrices et tout et tout. Il faut dire que j'ai dû batailler sec dans la vie. Je suis un des plus anciens qui reste encore à l'hôpital. Et faut avouer que comme mon pote St Jean, je prendrais bien ma retraite. J'ai beaucoup navigué à l'hôpital, j'y ai fait des escales à droite et à gauche. Aujourd'hui, je pourrai poser mon baluchon sur le premier coussin qu'on voudra bien m'offrir.



En attendant, je reste le boss incontesté chez les poilus. Faut dire que j'en impose. J'ai même pas besoin de feuler ou de jouer des pattes. Quand on me voit, on ne s'y frotte pas ! Bon, sauf Topaze, mon p'tit trésor de guerre, mon bijou à moi. Elle, je lui laisse parfois goûter les friandises que les demoiselles veulent bien m'apporter. Mais Topaze, elle sait y faire, et puis choupinette comme elle est je craque. Pirate oui, mais au coeur tendre, que voulez-vous...



Bon alors c'est pas le tout ! Mais maintenant qui va craquer sur moi ?
J'ai vraiment pas envie de revivre des batailles, des chantiers, devoir encore déménager, se ré-imposer je ne sais où, j'en aurai plus la force. Après la canicule, ça va bientôt être le retour du froid dans mon vide sanitaire.
L'un de vous n'aurait pas une 'tite place au chaud pour un vieux briscard comme moi ? Allez, soyez sympa !



Suis pas un farouche, vous verrez ! Et puis, je l'avoue je suis un peu fatigué, et abîmé par la rude vie à l'hôpital... Comme d'autres vieux compères, j'apprécie les bonnes pâtées, probablement plus assez de dents, pis les demoiselles trouvent que je ne ferme plus bien le bec. Faut bien se l'avouer, c'est vrai que je baisse gentiement...

Alors allez, à vot' bon coeur m'sieurs dames...


14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:23
Ce jeudi 13 août n'était pas une journée comme les autres. Boromir allait partir pour sa nouvelle vie...
Ses adoptants ont tenu à venir jusqu'à l'hôpital voir l'ancien univers de leur protégé et ses compagnons restés sur place. Nous nous sommes donc tous retrouvés sur site en compagnie d'Irène.

Début de la visite, Rackham "le patron des poilus" fait tranquillement sa sieste, comme d'habitude !
Sauf que nous préfèrerions le voir blotti dans des coussins que dans cette rigole de béton sous 40°.


Le doyen du secteur a alors eu droit à sa petite douceur.


En traversant les couloirs, nous avons surpris le roi Aragorn à travers la vitre. Il était descendu de ses toits pour négocier une petite bouchée de friandise à Rackham... En vain !


Personne n'était là en gastro. Avec la chaleur écrasante de cet après-midi, Béryl et Sôma ont préféré rester au fond de leur vide sanitaire...
Par contre, Claudel accepta notre offrande, et sortit quelques minutes de sa "maison" (pleine de mouches et de fourmis).
Gala quant à elle ne se montra pas.


Ensuite nous sommes allés à la rencontre de la doyenne de l'Hôpital, Perplexe, toujours fidèle au poste !


Alors qu'Irène remplissait les gamelles du point de nourrissage, Tango fit son apparition.


Et pour finir, nous nous sommes rendu au jardin central. Les adoptants ont pu voir le lieu de vie de Boromir jusque là...
Son ancien compagnon d'infortune, Saint Jean, esseulé, est timidement venu les saluer.


C'était l'heure du grand départ pour Boromir, qui nous attendait dans une petite pièce avec ventilateur durant toute la visite.
Un peu surpris de se retrouver à l'Hôpital (il a manifestement reconnu les lieux), il a vite pu comprendre que NON il ne serait pas relâché ici. Mais que ces deux bipèdes qui l'emportaient en le berçant de mots doux étaient bel et bien SA nouvelle famille !



Bonne route, et soit désormais heureux dans tes montagnes cher Boromir !
Encore infiniement merci à ses adoptants...

Dernière minute : Boromir est bien arrivé dans son nouveau domaine. Il est installé en cage de socialisation dans la chambre de ses adoptants. Les minettes sont déjà venues le saluer, et tout le monde semble parfaitement s'accepter. Arnaud et Caroline peuvent déjà cajoler Boromir qui semble prendre un grand plaisir à être caresser...