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Bienvenue sur le blog de l'association

SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan

Depuis 2007, notre association trappe, stérilise, soigne, socialise et fait adopter les chats de l'Hôpital de Perpignan.

Dans ces pages, nous vous faisons partager le quotidien de nos chats, nous vous informons des différentes actions de l'association au jour le jour, pour vous donner envie de les aider et de les sauver, ensemble.

Pour plus de détails, consultez les pages "Nous contacter / Bienvenue" , "Présentation" et "Nous Soutenir"

.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 17:35
Depuis le mois d'août, nous avions entrepris des démarches pour obtenir un rendez-vous avec le nouveau directeur de l'hôpital.
Celui-ci a préféré laisser à Monsieur Mourlaas le soin de suivre le dossier "chats". En effet Monsieur Mourlaas en tant que
directeur des travaux et des ressources est le plus à même d'apporter des réponses concrètes sur le sujet. Il était par ailleurs présent lors de la première réunion en 2007, à l'époque en tant que sous-directeur de l'lhôpital.

Nous revoici donc en salle de réunion, un an et demi plus tard, et la situation a radicalement changé.

Lors du premier rendez-vous, l'hôpital devait faire face d'une part à une importante prolifération féline, d'autre part à une forte présence de puces. Les débats furent délicats pour prouver que l'infestation de puces n'était pas liée à la présence des chats, et que le problème de prolifération féline pouvait se résoudre de manière "douce" en combinant trappage/adoption et stérilisation.

Hier, nous étions donc là pour présenter un premier bilan à la direction sous forme de petit dossier afin que les choses soient concrètes, palpables. Après une courte présentation, tombe un chiffre essentiel : depuis que l'association a commencé son action, il y a 107 chats en moins sur le site. Nous sentons un certain étonnement chez nos interlocuteurs...
Mais oui, nous confirmons et d'ailleurs sur ces 107 chats, 78 sont adoptés et coulent des jours heureux dans les coussins !

Sur cette liste des chats adoptés, nos interlocuteurs constatent que les chats ont ému des familles aux quatre coins de la France, et même à l'étranger... Viennent alors quelques questions sur la socialisation, comment ces chats "sauvages" peuvent s'adapter à une vie de famille et devenir un parfait chat domestique... Mais nous avions joint au dossier quelques photos de nos adoptés, heureux, sous les caresses, dans les bras, dans les coussins. Et oui, les chats de l'hôpital c'est aussi ça !
`
Puis nous leur montrons la liste des chats sur site, avec leur photo, leur nom, il n'en reste que 22. Là encore étonnement ! Sommes-nous sûr qu'il n'y en a pas plus ? Pas plus de trente avec les quelques chats pas encore bien différenciés et fidélisés à un point de nourrissage. Nous insistons sur le fait que ces 22 chats restants, nous y tenons ! Nous les connaissons bien et y sommes attachées. Ils ont par ailleurs leur petite célébrité sur la toile et beaucoup de personnes suivent leur histoire.

La discussion retourne sur quelques points liés à l'hygiène, aspect capital lors de la première réunion. Nous demandons à l'hôpital de se renseigner pour voir s'ils n'obtiendraient pas des tarifs moins prohibitifs sur les anti-puces par voie orale que nous distribuons régulièrement. Accepté ! La pharmacienne de l'hôpital se renseignera.
On nous demande aussi s'il n'y a pas parfois des chats en très mauvais état sanitaire. Nous répondons que c'est arrivé. Que dans ce cas, nous mettons le trappage du chat en priorité et l'emmenons chez le vétérinaire, mais que le chat n'est euthanasié QUE si sont état est désespéré, sinon nous lui trouvons un accueil pour qu'il reçoive les soins utiles.

Il est temps d'aborder la suite de la collaboration entre l'association et l'hôpital. Nous avons rempli notre partie du "contrat" et aurions besoin de leur concours pour la suite. Il faut aborder les choses en deux temps : comment allons-nous faire passer aux chats la période travaux, et comment allons-nous installer les chats à long terme une fois que tout sera stabilisé (car même si nous trappons tous les chats actuellement connus, d'autres s'installeront certainement) ?

Après l'exposé du bilan, nous sentons une réelle bienveillance et une bonne volonté certaine de la direction dans la poursuite de notre collaboration.

D'ailleurs, notre action commence à prendre valeur d'exemple : l'hôpital de Thuir, confronté à un souci de prolifération féline, a contacté l'hôpital de Perpignan pour savoir comment ils avaient géré le problème. La direction n'a pu que vanter les mérites de la collaboration avec notre association de protection animale !


Après tous ces aspects positifs, nous abordons alors les choses point par point.

- Le planning des travaux
C'était le point crucial pour nous car de là va découler toute la suite de notre action (priorité de certains trappages, déplacement des points de nourrissage)
Et comme nous le redoutions, cette fois-ci "nous y sommes" et devons faire face à l'urgence. Le démentèlement du bâtiment Chirurgie/Urgences (les "lauriers") commence ce 4 novembre, et dans les jours qui suivent "gastro" et "endocrino" disparaîtront à jamais.
Bien sûr, cela devait arriver à un moment donné, nous le savions. Mais quel pincement au coeur en pensant à Sôma ou Béryl...
Et puis une seconde vague de travaux s'abattra en mars/avril 2010 du côté des poilus.

Nous obtenons l'autorisation d'aller visiter, avant le 4 novembre, les 4000 m2 des vides sanitaires sous le bâtiment de la chirurgie et des urgences, auxquels nous n'avons jamais eu accès. Nous avons le maigre espoir d'y retrouver la trace de Plume, ou de Salomé...

- Le déroulement des travaux
Nos interlocuteurs exposent avec précision et transparence comment cela va se dérouler. Et là nous reprenons un peu espoir ! Les bâtiments vont être soit réhabilités, soit détruits. Mais dans les deux cas, ils doivent d'abord être "désossés" afin d'en trier les matérieux (bois, métal, verre etc). Ce qui veut dire que les chats, effrayés par le bruit des scies circulaires et autres outils bruyants auront sûrement largement le temps de fuir avant l'arrivée des pelleteuses. Par contre, il nous sera certainement difficile des tous les localiser ensuite...
Par ailleurs, nous apprenons une très bonne nouvelle : il n'y aura à priori aucune dératisation !

- Les points de nourrissage
Sur ce sujet, nous sentons que la direction nous laisserait presque "carte blanche" sur l'évolution indispensable des secteurs où les chats sont nourris. Nous insistons et leur soumettons 2 points de nourrissage pour le futur, à long terme. Ils sont acceptés. Par ailleurs, ne serons obligées de déplacer les points de nourrissage actuels par étape pendant la durée des travaux. Là encore, nous avons toute latitude pour faire au mieux, dans l'intérêt des chats.
À plus long terme, l'hôpital propose même de mettre un menuisier à la disposition de l'association pour fabriquer des abris de nourrissage 3 étoiles !

- Signature d'un convention officielle
Enfin, nous avons demandé si nous pouvions avoir une convention signée mutuellement, qui officialise l'intervention d'SOS Chats de l'Hôpital à l'hôpital Saint Jean. Accepté, Mr Mourlaas se chargera de rédiger ce document.

En conclusion, Nat, Irène et Linda sont sorties très heureuses de cette réunion. Nous tenons à saluer Mr Mourlaas et Mr Maurice pour l'heure qu'ils nous ont accordé, alors même que leur emploi du temps est plus que chargé en cette époque d'effervescence à l'hôpital.
Nous les remercions de leur bienveillance et de leur bonne volonté vis à vis de notre action et des chats.

Cette rencontre, plus que positive, ne nous fait pas oublier la disparition imminente des lauriers, de gastro et d'endocrino. Les travaux agitent déjà l'hôpital depuis des mois et nous a fait perdre Plume. Maintenant, nous abordons la phase tant redoutée des destructions...

Publié par l'équipe d'SOS Chats de l'Hôpital - dans La vie à l'hôpital
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:24
Aujourd'hui fût une journée bien triste, une page s'est tournée, les fenêtres des secteurs endo, gastro et médecine B se sont fermées pour toujours laissant seules Saskia, Soma et tant d'autres dans leurs courettes. Demain matin, ils ne comprendront pas pourquoi personne ne vient les voir et leur donner à manger sur le rebors de leur fenêtre, tel un rituel installé depuis longtemps. Ces secteurs ont déménagés pour le nouvel hôpital, tout comme la neurologie et le scanner (lieu dit les poilus) la semaine dernière.
Ce soir tous les chats de l'hôpital que nous suivons, à l'exception de Claudel et Gala (secteur des maladies infectieuses), se retrouvent seuls.
Nous savons déjà que les chats du secteur Neuro sont très perturbés face à leur bâtiment fermé. Ils avaient l'habitude de voir beaucoup d'animation, ils ne comprennent pas pourquoi plus personne ne vient les voir. Il en sera de même demain matin au jardin central, endocrino, gastro, médecine B.
Nous avons une pensée toute particulière pour les infirmières qui nous aident et qui ont aujourd'hui quitté les lieux le coeur gros.

Le plan suivant représente l'hôpital avec les anciens et les nouveaux bâtiment, ainsi que les dates de démolition qui ont été repoussée à 2010 pour tous les secteurs aujourd'hui fermés. Les personnes ne connaissant pas la disposition, si peu conventionnel, de ce vieil hôpital, comprendront peut être mieu les lieux de vie des chats.

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:00
Ce lundi 14 septembre, j'avais rendez-vous avec mes parents en vacances dans la région pour leur faire visiter l'hôpital et aller à la rencontre des chats. Nat s'est également jointe à nous.
Peut-être est-ce grâce à la "chance du débutant", mais les chatchoux étaient nombreux et certains ont manifestement apprécié jouer les stars, nous permettant de vous offrir ce petit compte-rendu en images.


En allant au point de rendez-vous, j'ai surpris Aragorn en pleine sieste dans une des cours intérieures de la rotonde.


En Neuro, c'est un beau noir qui se prélassait.


Visite à madame Perplexe dont nous n'avons vu que le regard malicieux :
la doyenne du secteur était allée se percher sur un toit !


Sous le service de Réa, Nat a tenté, en vain, d'appeler Symphonie à l'entrée de sa maison, où elle aurait fait des chatons.
Aux dernières nouvelles, la destruction de ce bâtiment doit commencer courant octobre...


En gastro, Sôma est rapidement sortie à l'appel de Nat dont elle connait si bien la voix.
Curieusement, elle n'avala que deux bouchées de douceurs avant de repartir avec un petit morceau entre les dents.
Mais c'était pour revenir quelques minutes plus tard en compagnie d'un de ses bébés, que nous avons pu observer pour la première fois.


Cette si bonne maman avait apporté un petit morceau de sheba pour attirer son petit vers la barquette complète.


Cette petite merveille, peut-être un garçon, a été baptisé "Jamal" !


Attiré par les friandises, Béryl est rapidement sorti lui aussi pour profiter des bonnes choses.
Est-ce lui le papa ? Lui qui veille toujours si bien sur Sôma et ses bébés...


Tout à coup, alors que nous étions encore pleines d'émotions après la vision de Jamal,
c'est Finwë qui a surgit de l'ancien vide sanitaire de Gandalf en poussant de longs miaulements !


Nous nous attendions à quelques tensions autour des barquettes, mais Béryl cèda sa place,
et Sôma se montra très partageuse.
Finwë aurait-il une part de responsabilité dans la naissance des chatons ?


On peut se poser la question, surtout après l'apparition de cette autre merveille à poils mi-longs.
Nous vous présentons "Toumani" !

Malheureusement, le troisième chaton signalé par le personnel ne s'est pas montré.
Espérons que ce ne soit que par timidité.
Après avoir ajouté de nouvelles barquettes pour cette nombreuse famille, nous avons quitté Gastro.


À l'oranger, Claudel et Gala étaient fidèles au rendez-vous !


J'ai malheureusement noté que Gala avait une respiration bruyante probablement dûe à son coryza chronique...


En direction des poilus, nous avons surpris un magnifique petit tigré.
Il est vu régulièrement sur le secteur depuis quelques temps.


En cette fin d'après-midi, Aragorn avait changé de coin dodo,
guettant certainement l'arrivée de la dame de la statue et de ses friandises.


À la distribution de Sheba, c'est bien sûr Rackham qui l'a emporté !
Topaze a bien essayé d'amadouer le vieux pirate, mais cette fois ci sans succès.


Aragorn non plus d'ailleurs !



Puis il a fallu repartir, laissant Aragorn regagner son vide sanitaire.
Si seulement il savait qu'une famille l'attend...

26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:00
Salut à tous !
Moi c'est Rackham ! Et oui Rackham le rouge !



C'est sûr, rien qu'à me voir, c'est évident : je suis un sacré vieux pirate, avec les cicatrices et tout et tout. Il faut dire que j'ai dû batailler sec dans la vie. Je suis un des plus anciens qui reste encore à l'hôpital. Et faut avouer que comme mon pote St Jean, je prendrais bien ma retraite. J'ai beaucoup navigué à l'hôpital, j'y ai fait des escales à droite et à gauche. Aujourd'hui, je pourrai poser mon baluchon sur le premier coussin qu'on voudra bien m'offrir.



En attendant, je reste le boss incontesté chez les poilus. Faut dire que j'en impose. J'ai même pas besoin de feuler ou de jouer des pattes. Quand on me voit, on ne s'y frotte pas ! Bon, sauf Topaze, mon p'tit trésor de guerre, mon bijou à moi. Elle, je lui laisse parfois goûter les friandises que les demoiselles veulent bien m'apporter. Mais Topaze, elle sait y faire, et puis choupinette comme elle est je craque. Pirate oui, mais au coeur tendre, que voulez-vous...



Bon alors c'est pas le tout ! Mais maintenant qui va craquer sur moi ?
J'ai vraiment pas envie de revivre des batailles, des chantiers, devoir encore déménager, se ré-imposer je ne sais où, j'en aurai plus la force. Après la canicule, ça va bientôt être le retour du froid dans mon vide sanitaire.
L'un de vous n'aurait pas une 'tite place au chaud pour un vieux briscard comme moi ? Allez, soyez sympa !



Suis pas un farouche, vous verrez ! Et puis, je l'avoue je suis un peu fatigué, et abîmé par la rude vie à l'hôpital... Comme d'autres vieux compères, j'apprécie les bonnes pâtées, probablement plus assez de dents, pis les demoiselles trouvent que je ne ferme plus bien le bec. Faut bien se l'avouer, c'est vrai que je baisse gentiement...

Alors allez, à vot' bon coeur m'sieurs dames...


14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:23
Ce jeudi 13 août n'était pas une journée comme les autres. Boromir allait partir pour sa nouvelle vie...
Ses adoptants ont tenu à venir jusqu'à l'hôpital voir l'ancien univers de leur protégé et ses compagnons restés sur place. Nous nous sommes donc tous retrouvés sur site en compagnie d'Irène.

Début de la visite, Rackham "le patron des poilus" fait tranquillement sa sieste, comme d'habitude !
Sauf que nous préfèrerions le voir blotti dans des coussins que dans cette rigole de béton sous 40°.


Le doyen du secteur a alors eu droit à sa petite douceur.


En traversant les couloirs, nous avons surpris le roi Aragorn à travers la vitre. Il était descendu de ses toits pour négocier une petite bouchée de friandise à Rackham... En vain !


Personne n'était là en gastro. Avec la chaleur écrasante de cet après-midi, Béryl et Sôma ont préféré rester au fond de leur vide sanitaire...
Par contre, Claudel accepta notre offrande, et sortit quelques minutes de sa "maison" (pleine de mouches et de fourmis).
Gala quant à elle ne se montra pas.


Ensuite nous sommes allés à la rencontre de la doyenne de l'Hôpital, Perplexe, toujours fidèle au poste !


Alors qu'Irène remplissait les gamelles du point de nourrissage, Tango fit son apparition.


Et pour finir, nous nous sommes rendu au jardin central. Les adoptants ont pu voir le lieu de vie de Boromir jusque là...
Son ancien compagnon d'infortune, Saint Jean, esseulé, est timidement venu les saluer.


C'était l'heure du grand départ pour Boromir, qui nous attendait dans une petite pièce avec ventilateur durant toute la visite.
Un peu surpris de se retrouver à l'Hôpital (il a manifestement reconnu les lieux), il a vite pu comprendre que NON il ne serait pas relâché ici. Mais que ces deux bipèdes qui l'emportaient en le berçant de mots doux étaient bel et bien SA nouvelle famille !



Bonne route, et soit désormais heureux dans tes montagnes cher Boromir !
Encore infiniement merci à ses adoptants...

Dernière minute : Boromir est bien arrivé dans son nouveau domaine. Il est installé en cage de socialisation dans la chambre de ses adoptants. Les minettes sont déjà venues le saluer, et tout le monde semble parfaitement s'accepter. Arnaud et Caroline peuvent déjà cajoler Boromir qui semble prendre un grand plaisir à être caresser...
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:24
Nous vous présentons aujourd'hui la liste des chats qui vivent toujours actuellement sur le site de l'Hôpital.
Ils sont tous bien connus des bénévoles de l'association. Nous les voyons régulièrement, ils sont nourris et soignés. Parfois nous connaissons même leurs préférences culinaires, leurs amitiés, leurs caractères...

Tous ces chats sont un jour susceptibles d'accepter notre invitation à une nouvelle vie, et d'entrer dans la trappe.
Nous aurons alors besoin de familles d'accueil pour leur faire découvrir les joies de la vie en dehors de l'Hôpital, les coussins, les caresses...

Si l'un de nos protégés vous fait craquer, contactez-nous ! Vous pourriez bien être la personne de coeur qui offrira une vie rêvée à votre chouchou.
Merci également de diffuser cette liste au maximum afin de susciter des vocations.

Enfin, tous ces chats, tant qu'ils vivent sur site, ont besoin de parrains et de marraines. Reportez-vous à la rubrique concernée.

Merci d'avance pour votre soutien !











































Cette liste n'est pas exaustive (certains chats disparus depuis longtemps n'y figurent pas, certains n'ont été vus qu'une fois, d'autres noirs ou tigrés sont difficiles à différencier car ils changent souvent de secteur du fait des travaux en cours).
19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 21:21
Bonjour, vous m'aurez peut être reconnu, je suis la nouvelle mascotte de l'association depuis que mon portrait est devenu le logo officiel de celle-ci.



Je m'appelle ST JEAN, du nom de l'hôpital où je réside avec mes amis depuis tellement d'années que je ne saurais vous dire exactement combien. Je fais partie des anciens du jardin central, un vieux de la vieille comme on dit. Ce lieu était l'un des plus sûr de cet hôpital ce qui explique peut-être pourquoi nous ne voyons quasiment jamais ces boites en fer que les bipèdes déposent avec des friandises afin de nous emmener je ne sais où, et aussi pourquoi nous n'avons jamais fait la une du blog de l'association.



Pourtant tout à une fin, dans 3 ou 4 petits mois notre univers paisible va laisser place aux pelleteuses et que va-t-on devenir ?
Les dames qui nous nourrissent quotidiennement et à qui je fais confiance m'ont dit qu'elles cherchaient une solution.
Une solution ? Moi qui ne suis qu'un "banal" tigré bedonnant avec une queue plus courte que la moyenne, à quoi pourrais-je bien avoir droit ? Qui pourrais-je bien intéresser ?



Avec les années, je deviens un peu dur d'oreille mais j'écoute ce qu'on me dit.
Il y a quelques jours, au moment du remplissage des gamelles, je suis comme toujours en pôle position, j'ai accepté une petite caresse, une première caresse sur la tête de la part d'Irène. Bon, je vous l'accorde, comme toute première, j'ai été très surpris mais je retenterais bien l'expérience, je suis prêt à tout pour sortir d'ici et découvrir comme Faramir et Eowin, 2 anciens de mes collocataires, le moelleux des cousins et la douceur des caresses. On me dit que j'y aurais droit un jour, mais les jours sont comptés, il n'en reste qu'environ 120 donc le temps presse. En attendant, lors de mes nombreuses siestes je rêve de cette vie meilleure dont on me parle souvent.



14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:45
Vous ne me connaissez peut-être pas, je suis Gandalf et il me semble que c'est au moment où je me trouve à la croisée des chemins de mon destin que vient l'heure de vous raconter mon histoire :

J'ai été moi aussi abandonné sur le site de l'hôpital. Habitué aux humains, j'ai vite reperé le manège de cette cage que l'on déposait remplie de bonnes choses à manger. Ces humains avaient l'air très gentils, et puis je dois avouer que je suis gourmand : je n'ai pas perdu de temps, dès que la cage est arrivée je me suis jeté dedans...

On m'a amené de suite chez la vétérinaire, tout le monde m'a trouvé très beau, c'que j'étais fier !... J'ai été gentil, j'ai fait tout ce que la vétérinaire voulait, "ouvrir la bouche", aucun problème, "la piqûre", aïe... mais je n'ai même pas bougé... Je me disais que si j'étais gentil, on me garderait... La vétérinaire, émue par mon sort, a passé quelques coups de téléphone mais aucune porte ne s'est ouverte pour moi...
Très vite, quelques personnes se sont mobilisées pour moi, mais le délai imposé était si court... Une après-midi seulement, mon sort était scellé.

J'ai été stérilisé, tatoué et on est venu me chercher. Je me suis fait tout petit au fond de la cage, j'ai prié très fort, mes yeux se sont fait suppliants... Mais quand j'ai regardé autour de moi, j'étais de nouveau à l'hôpital.
Sans un regard vers la personne qui m'a relâché, je suis parti cacher ma peine dans mon vide sanitaire sale qui, je le savais désormais, serait ma prison pour toujours...

Gandalf dans son "habitat"

Le temps a passé, j'ai appris à vivre à l'hôpital, ou du moins à survivre car on ne vit pas dans un enfer quotidien. J'ai souvent revu cette cage où mon espoir d'une vie meilleure s'était brisé sur ces barreaux de fer. Mais elle n'était jamais là pour moi. Et puis il y a quelques temps, j'ai remarqué que la trappe était devant mon abri. Je voyais bien que des dames se relayaient, qu'on m'appelait, qu'on me parlait beaucoup.

Rentrer dans la trappe une deuxième fois ? Pourquoi faire ? Je n'ai plus confiance. Si je veux bien jouer un petit peu avec ces dames très gentilles, si je veux bien aussi rester près d'elles, pas question de leur donner ma confiance...
La trappe est là presque chaque jour, et chaque fois une des dames est là ! Autant de patience, d'attention pour moi, je commence à hésiter... Et si elles étaient différentes ? Mais j'ai eu tellement de peine la première fois...

J'ai vu mon ami Théoden franchir le pas, il y a quelques jours ; l'une des dames m'a raconté son histoire : il est heureux maintenant, il vit entouré d'amour, tout comme Elliot...
Une vie meilleure est donc possible malgré tout ? J'hésite, et si cette fois-ci encore ma confiance était trahie ?

Pourtant la trappe est là, et les paroles des bénévoles sont comme le chant des sirènes si envoûtant. Le soir quand tout est calme, je repasse dans ma tête l'histoire qu'elles m'ont raconté : il était une fois, un adorable chat qui, grâce à quelques fées qui avaient dorénavant refusé la fatalité, la facilité, et l'impuissance, avait trouvé une famille qui l'attendait, qui allait même faire un très long voyage pour venir me chercher... Ce chat, c'est moi, et je serais enfin heureux, je vivrais entouré d'amour pour toujours...

Cette nuit, malgré cette belle histoire que je me raconte tous les soirs, j'ai du mal à trouver le sommeil, caché au fond de mon vide sanitaire. J'ai si chaud et ces puces me grattent, et puis j'ai faim et soif ! C'est pas une vie ça ?! Est-ce que je suis vraiment né pour cet enfer ?
Et si demain j'y rentrais dans cette trappe ?... Les gentilles dames me l'ont répété de nombreuses fois, il ne tient qu'à moi que ma nouvelle vie commence très vite...

Le jour se lève dans quelques minutes, la trappe sera devant mon abri. Je ne sais plus ce que je dois faire...



Gandalf, malgré tous nos efforts, refuse toujours de rentrer dans la trappe. Il devait partir en même temps que Théoden, ces deux-là ayant assez souffert... Une porte s'était enfin ouverte pour eux. Aujourd'hui Théoden est heureux, mais Gandalf réfléchi encore.
Comme pour les humains, accorder sa confiance une nouvelle fois est parfois dur ! Les chats qui ont déjà été stérilisés puis relâchés ont besoin de patience pour à nouveau faire confiance. Gandalf en fait partie.

D'autres chats stérilisés puis relâchés ont disparu à jamais, il ne reste plus d'eux que le souvenir amer de leur silhouette s'éloignant de la trappe...

Nous ne pouvons que nous réjouir que certains de nos chats trappés, timides à la socialisation, n'aient pas eu à connaître ce triste sort qui les guettait.
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 22:53
Avec l'été et les congés des infirmières, il y a des jours où personne n'est là pour nourrir les chats.
Irène a donc établi un planning qui permet aux bénévoles de l'association de prendre le relai.
Ainsi hier, Nath, René-Marc et moi-même nous sommes rendus sur site pour  nous occuper de tout le petit monde. L'avantage, pour des débutants comme nous, d'être guidés par une bénévole d'expérience comme Nath c'est d'apprendre mille et une choses sur les chats, leur histoire, leur parenté, leurs amitiés, leurs goûts...

Nous avons commencé la tournée du côté de chez Perplexe, qui nous attendait de pattes fermes.



Charly guettait également notre arrivée. Mais probablement intimidée par notre caméra, elle a préféré tourner les talons en attendant que l'on veuille bien s'éloigner de sa gamelle.



Enfin, une splendeur féline est restée nous observer à bonne distance. Était-ce Scille ou Tango cette magnifique panthère ?



Mission accomplie côté "cuisines", nous nous rendons en "gastro" poser une nouvelle trappe à double entrée. Malheureusement, personne n'a voulu pointer le bout de ses moustaches...

Ensuite direction "jardin central". Comme à son habitude Saint Jean fait tranquillement sa sieste. Lilith est là aussi.
Nous changeons l'eau, les croquettes et déposons une barquette de friandises à l'entrée des deux vides sanitaires du secteur. Les chats de l'Hôpital ont bien droit aussi à quelques gâteries !

C'est Lilith qui cède à l'appel de ce doux fumet et s'avance pour déguster quelques bouchées. Saint Jean, en vieux briscard prudent, préfère rester à l'abri.



De l'autre côté du jardin, notre appât a fait sortir un autre chat. Qui était-ce ? Nous avons juste eu le temps de noter que son ventre était bien gros, espèrons qu'il ne s'agissait pas d'une future maman...



Nous avons alors suivi Nath à l'oranger voir "ses chouchous" : Claudel et Gala.
Les deux ont rappliqué dès qu'ils ont entendu la voix de leur protectrice.... et le bruit de leur barquette de friandises !





Quel bonheur de pouvoir apporter un petit rayon de soleil à ces chats de l'Hôpital, ils méritent bien d'être un peu gâtés.
Claudel et Gala sont donc restés, nous offrant quelques minutes de plaisir à les observer.

Claudel repus...


Gala en pleine toilette...


Inséparables...


Et cet après-midi enfin, Claudel a bien voulu soulever la jupette et confirmer que c'était bien une fille !

Nous avons terminé notre tournée chez "les poilus", où plusieurs surprises nous attendaient.

D'abord nous sommes tombés sur l'incontournable Rakham, en pleine action.



Puis sur Topaze.



Rakham profite de sa petite douceur pendant que nous rechargeons les gamelles en eau et en croquettes.



C'est alors que Martine, "la dame de la statue", est arrivée. Voilà des années qu'elle vient deux fois par jour pour s'occuper de ces chats. Ce fut une très belle rencontre. La force de caractère, la détermination et le dévouement de Martine forcent l'admiration. Elle et Nath en ont profité pour échanger leurs informations au sujet des chats. Martine nous a par exemple appris que Barnabé était très proche de Topaze à l'époque où il vivait encore sur le site.

Puis, la conversation fut interrompue. Le vide sanitaire venait de laisser échapper une pure merveille, que Nath n'avait encore jamais vu. Cette beauté n'est pas encore baptisée.





Et pour finir, une écaille de tortue est passée comme un éclair sur le toit surplombant les poilus.
Nous n'avons eu le temps de ne faire qu'une photo, saisie sur le vif on peut le dire !



Cette fusée serait-elle une des filles disparues de Sôma ?

C'est sous le regard de cette autre petite beauté que nous avons quitté l'Hôpital, des images plein la tête, avec la satisfaction de savoir que chacun pourra manger à sa faim, boire de l'eau fraîche, et d'avoir pu offrir quelques gâteries. Mais aussi avec une boule au ventre en songeant à la destruction imminente de ces bien tristes abris...