13 Mai 2015
Et bien non ! Nous n'avons pas retrouvé une fable inédite de La Fontaine ni découvert un manuscrit égaré du vieil Esope. C'est dommage, mais la réalité est bien plus banale.
Depuis le début de cette année, nos amies, lors de leurs tournées, rencontraient des problèmes de disparition ou de détérioration de nourriture sur certains endroits de l'hôpital.
Premier souci, le chien :
Dans un secteur assez restreint, chez Miriel & Feeling, chez Comète et au palmier, les gamelles d'eau, de croquettes et de pâtées se retrouvaient régulièrement vidées et en dehors des abris ou des vides où elles avaient été déposées.
Au bout de quelques jours d'enquête, le coupable s'est avéré être un gros chien (errant ? cela semble douteux, il porte un collier et ne correspond pas trop aux critères d'un animal errant). Mais alors un gros celui là, le modèle bien costaud avec l'appétit et la force qui correspondent au gabarit. Laura a pu en faire une photo fugace.
Quelques tentatives pour renforcer les divers points de nourrissage concernés ont vu le jour. Avec plus ou moins de succès au début, mais les techniques "anti chien" se sont progressivement améliorées.
- Chez Miriel et Feeling, c'était un peu délicat, un solide grillage de protection était posé devant l'entrée du vide mais rien ne permettait de le fixer au mur. Et les caillous de blocage ne suffisaient pas à refroidir l'appétit de notre toutou.
Le chien est gros, nous l'avons dit, et il a beaucoup de force. Il enlevait donc la grille et avec ses pattes, il ramenait les gamelles à lui et pouvait se goinfrer.
Nous avons donc scellé dans le mur 2 crochets (chuttt..), en les tournant la grille se retrouve bloquée contre le mur. Il a également fallu laisser un passage assez étroit (pour un chat, pas de problème) pour éviter qu'il ne puisse passer les pattes et tirer les gamelles.
- Au palmier, la plaque plastique légère de l'abri mise en protection ne pesait pas lourd face aux assauts canins. Nous avons donc fabriqué une porte articulée en bois qui se sécurise également ici par un crochet. A l'intérieur, il a été nécessaire de visser une cale pour bloquer les gamelles afin qu'elles ne puissent pas être tirées vers l'extérieur avec les pattes.
- Et enfin, chez Comète, rebelote. Nous avons dû mettre une porte avec fermeture au point de nourrissage et un "bloque-gamelles" pour les mêmes raisons que précédemment.
Pour le moment, ces mesures semblent efficaces et les minets peuvent manger normalement.
Second parasite, les limaces :
Cette fois c'est au SMIT, chez Isidore que les ennuis recommençaient. Les gamelles de nourriture se retrouvaient remplies de bave peu ragoûtante et, bien entendu, elles étaient délaissées et gâchées. De gros soupçons pesaient sur des limaces voraces, mais elles n'avaient jamais été observées.
Bien entendu, pas question d'utiliser un quelconque produit potentiellement nocif pour les minous. Donc, nous avons employé la vieille technique du jardinier : le piège à la bière. Une boite plastique trouée sur les cotés, de la bière au fond, un couvercle de fermeture et la limace est attirée et piégée, elle meurt victime de sa gourmandise.
L'alcool oui, mais modérément, on vous l'avait bien dit pourtant ...
Au vu de la photo, le piège fatal a été efficace et les croquettes étaient restées bien propres. L'histoire ne dit pas pourquoi la bouteille de "kro" s'évapore aussi vite lors des tournées, mais ça .... (non, je plaisante)
A l'issue du récit de ces petites mésaventures, vous voyez bien que je n'ai pas les talents d'un fabuliste.
Il y aura tout de même une tentative de morale, un peu tirée par les cheveux, je l'avoue :
Que vous soyez chien ou limace
Laissez manger les chats de St-Jean,
Et si jamais un fâcheux les menace
Tôt ou tard, il s'y cassera les dents ...
Ah mais !