1 Janvier 2016
En ce début d'année 2016, nous allons laisser la parole à une toute récente transfuge de l'Hôpital Saint-Jean.
Et oui, c'est l'amie Missy depuis sa belle retraite ariégeoise qui va, avec ses copains et au nom de tous (l'équipe, les minous, sa famille d'accueil ..) vous présenter les bons voeux.
Pour l’occasion elle s’est mise sur son 31, nouvelle vie, nouvelles tenues !
Mais bien entendu, avant cela, elle n'a pas pu résister au plaisir de vous présenter sa nouvelle vie depuis 4 mois.
Place à Missy !
« Bonjour, vous me reconnaissez ? C’est moi Missy, l’ancienne reine des cuisines de Saint-Jean.
Vers la fin de l’été dernier, je n’ai rien compris à ce qui m’arrivait !
Je trainais bien tranquillement mes coussinets du côté de mon petit domaine de l’hôpital, et puis un immense trou noir dans ma vie. Une grille tombe derrière moi, et plus rien.
Je me suis retrouvée dans un endroit étranger mais j’ai vaguement senti des odeurs que je connaissais déjà, c'était il y a tellement longtemps....
Du bruit qui se rapproche ! Pas le choix, je cherche la première cachette et je me fais discrète. Que va-t’il m’arriver ?
Et bien, autant vous le dire de suite : rien de grave.
On m'avait mis à manger et à boire dans cette pièce. J’ai attendu que mes kidnappeurs s’en aillent et je suis allée me ravitailler. Il y avait de quoi me nourrir plus que nécessaire, mais autant en profiter, hein ? Qui sait de quoi sera fait mon avenir ?
C’était également très confortable, plein de choses douces et souples pour me reposer. De quoi m'amuser aussi. Pourvu que ça dure !
Plusieurs jours, je suis restée dans ma cachette dès que quelqu’un venait. Une fois, on m’a surprise endormie sur le lit. J’ai eu peur mais personne n’a rien dit. Ah bon, c'est permis donc ?
Au fil des jours j’ai tout de même décidé d’en savoir un peu plus. J’observais attentivement la dame nommée « Dominique » qui m’amenait la gamelle, me parlait, me tendait sa main même si je lui soufflais (pas de familiarités, hein !). Quelques rappels des distances réglementaires à coups de pattes ont même été nécessaires.
Et puis, j’ai rencontré deux autres minous. Dominique les appelait Elwë et Siryon. Ces noms ne me disaient rien mais j’étais certaine de les avoir déjà vus. C’est étrange, mais ça va me revenir !
Ils étaient gentils avec moi mais semblaient un peu me craindre. C’est vrai que « j’en impose ». C'est que j'ai ma personnalité, moi.
Au fil des jours, j’ai confirmé mon solide appétit, pas question de me démoraliser ! Il faut ce qu’il faut.
Je suis restée un peu méfiante mais mon instinct m’a conseillé de prendre confiance. J‘ai alors continué à vivre avec mes deux nouveaux copains et j’ai partagé leur lieu de vie et ... leurs gamelles. Dominique nous donnait aussi de petites friandises bien agréables.
Mais oui, Maintenant je me rappelle. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Perpignan, St-Jean, la « villa », bien avant les cuisines, il y a tellement longtemps ! Ils vivaient avec moi là-bas.
Ah, ça alors, je n’aurais jamais cru les revoir un jour. C’est vraiment incroyable !
Cette révélation m’a permis de me rassurer. S’ils étaient ici depuis tout ce temps, c’est que rien de grave ne pouvait m’arriver.
Bon d’accord, mais j’ai conservé mon « regard qui tue » pour Dominique, ça devrait l’impressionner, on sait jamais (disons que ça la fait plutôt rigoler, mais bon ...). Je lui ai montré toute la panoplie de mes expressions, le grand jeu.
Et puis, je me suis intéressée à ce qu’elle faisait, à ses activités. Il y a plein de nouveautés pour moi, mais c’est drôlement intéressant. Je vous raconterai tout ça, un autre jour.
Et enfin, un beau jour, je me suis laissée caresser. J’étais un peu tendue, j’ai légèrement soufflé mais tout s’est finalement bien passé. Maintenant, j’accepte assez bien sa main et je vais à sa rencontre, la queue dressée.
Du haut de l’étage où je vis, j’ai aperçu d’autres félins, qui ont l’air plutôt sympa. Je n'ose pas encore descendre. Mais mes vrais copains ici ce sont Elwë et Siryon, je ne les quitte plus, ils sont tellement gentils avec moi.
J’ai aussi aperçu un grand animal à 4 pattes qu’on appelle une chienne. Celle-là elle me fait peur même si Dominique dit qu’elle ne me fera rien (nota : elle est adorable !).
Voici, en quelques mots le résumé de ma nouvelle vie. Je vous le dis, je me sens bien.
Mais je n’oublie pas mes amis de St-Jean, ni mes chères « nourrisseuses ». J’espère qu’elles viendront bientôt me voir ici, je les retrouverai avec plaisir.
Par contre si j’attrape le fichu coquin qui m’a déguisée de la sorte au début de l'article, je voudrais bien lui dire deux « miaous » entre quat’ z’yeux. On a sa fierté de minette !"
"Chers amis lecteurs, pour vous tous,
pour vos proches humains et animaux,
pour mes anciens compagnons de l’hôpital,
pour ceux qui sont encore trop nombreux dans la rue ou dans les refuges,
je souhaite à tous le bonheur et un bon foyer pour l’année à venir,
qu’ils aient la chance que j’ai rencontrée cette année."