24 Novembre 2018
Cette année aura porté un lot terrible de chagrins.
Lourd fardeau pour chacun de nous.
Connus ou inconnus, proches ou lointains, jeunes ou vieux,
Qu'importe, ils sont des nôtres. pour toujours.
Et ils resteront à jamais dans nos cœurs et nos mémoires.
Un beau texte d'Yves Duteil dédié à la mémoire de trois amis qui viennent de nous quitter :
Où s’en vont ceux qui nous manquent ?
Nous accompagnons leurs corps jusqu’en terre et puis après ?...
Nous fleurissons leur mémoire, nous leur parlons comme s’ils étaient encore là, quelque part, inaccessibles mais présents, bienveillants et sages.
Que ne donnerait-on pour une réponse, un conseil de leur part, un mot pour dire… « Je veille sur vous » ?
Et il nous suffit de les évoquer pour qu’ils nous sourient dans notre plus beau souvenir, de leur visage le plus lumineux.
Nos absents nous accompagnent. On ne peut rien leur cacher puisqu’ils nous regardent avec nos propres yeux.
C’est une étrange et intime conviction que l’on ne peut partager qu’avec ceux que l’on aime, dans la confiance de n’être pas raillé, mais, au contraire, conforté.
Ceux qui nous manquent remplissent le vide de leur absence par une présence silencieuse et tendre.
Toujours disponibles, ils sont auprès de nous, derrière nos paupières closes, dans les moments de doute ou de peur, dans les joies profondes.

Stella (Photo : Nicole 75)
Dans la douleur de les avoir perdus, il y avait cette impuissance à les retenir, à les aider, à les accompagner.
Dans le chagrin de leur absence, on a le sentiment d’être guidés par eux, de leur conférer un rôle qu’ils n’ont ainsi jamais perdu.
En fermant les yeux, ils nous laissent leur regard, à la façon d’une boussole. Peut-être ont-ils besoin eux aussi de nos pensées, de nos lumières, pour éclairer leur route ?
Le chagrin n’est que le revers de l’amour. Mais c’est encore de l’amour.
Qu’il serait « triste de n’être plus triste sans eux… ».
Au Panthéon de nos cœurs, nos absents ont toujours raison.
Si l’on devait faire le portrait du bonheur, il aurait parfois le visage du chagrin, et la quiétude bienveillante de ceux qui nous ont quittés mais qui veillent sur nous tendrement.
C’est une image apaisante pour s’endormir, pour s’orienter, ou se perdre dans leur sourire.
Il y a un peu d’infini dans cet amour-là.
Ceux qui nous manquent semblent si sereins, si proches, comme en apesanteur…

Anton (Photo : Sereine)
Est-ce qu’ils trouvent en nous leur chemin vers ailleurs ? Alors les vivants deviendraient la maison de ceux qui les ont aimés.
Et si un jour ils n’existent plus pour personne, auront-ils vraiment disparu ?
Se sentir aimé de son vivant, c’est savoir qu’il existe quelque part un après, un moyen de poursuivre la route ensemble.
L’absence n’est pas qu’un vide.
C’est aussi de l’amour qui nous accompagne.
Servir encore, être utile à quelqu’un…
Un beau destin pour nos absents…

Orion (Photo : Irène)
Toutes nos pensées de soutien et notre amitié à Nicole 75 pour la douce Stella,
et à Sereine et à la Résultante pour le bel Anton.
Ces mots vous sont destinés, mais ils sont également un hommage
et une pensée pour tous nos amis disparus. Sans exception.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Orion était un jeune chat de quelques mois vivant sur le site.
Une voiture l'a percuté un week end sur l'avenue bordant l'hôpital.
Emmené de toute urgence pour tenter de le soigner dès qu'il nous a été signalé, l'excellent chirurgien qui avait sauvé Oscar n'a malheureusement rien pu faire et il a été nécessaire d'abréger ses souffrances.
Il ne pouvait plus respirer.
Son prénom lui a été donné afin qu'il ne parte pas comme un simple anonyme.
Vole petit Ange roux.
Dis notre affection et nos larmes à tous ceux, tellement nombreux, que tu rencontreras.
Texte "Où s'en vont" : Yves Duteil
Montage : Pixiz et Photofiltre
Photos : Nicole 75, Sereine et Irène
Nous nous sommes permis d'utiliser vos photos. Soyez en remerciées.