17 Avril 2021
Pour nos chatonnes des rues, récemment évoquées ICI, les choses ne se passent pas exactement comme nous le voudrions.
Enfin, surtout pour Gribouille, la tigrée, qui révèle un caractère très difficile.
Il y a beaucoup moins de difficultés avec Séléna, la petite écaille, qui progresse vraiment bien.
Etrange paradoxe s'il en est, car lorsqu'elles étaient dehors les rôles étaient plutôt inversés.
Gribouille n'a, depuis le début, manifesté aucun plaisir au contact et aux caresses, elle grognait, feulait, mais se laissait faire en maugréant.
Elle ne venait jamais jouer non plus, ni ne se montrait pas, contrairement à Séléna qui réclamait que l'on s'intéresse à elle, voulait des caresses et ne se cachait pas pour manger en ma présence.
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Jusqu'à un jour récent où je la caressais depuis déjà un bon moment, et où elle a littéralement "pété les plombs".
Elle s'est accrochée de toutes ses forces (2 kg à peine, heureusement) à mon bras et à ma main et elle a griffé et mordu tant qu'elle le pouvait, avec une incroyable énergie.
Très mauvaise surprise, fort douloureuse s'il en est.
Une vengeance pour lui avoir fait prendre pendant plusieurs jours son traitement contre le coryza ? Possible.
Une autre hypothèse (un peu parano ...) est que cette minette pourrait me détester, ou simplement ne pas aimer les bipèdes mâles ?
Cela n'aurait vraiment rien d'exceptionnel.
Aucun diffuseur, spray ou produit apaisant n'a montré le moindre soupçon d'efficacité.
A la recherche d'une solution pour débloquer cette situation, notre amie Lucille (Ici et souvent évoquée dans ces pages) a accepté de tenter de nous aider.
Mercredi dernier, nos minettes ont été stérilisées, identifiées, testées (tout va bien) ... et nous en avons profité pour les séparer.
• L'idée est simple :
- une chatonne seule va peut-être tenter de se rapprocher davantage des bipèdes,
- pas de dôme, pas de cachette, un dodo confortable, une pièce séparée, la bonne vieille cage de socialisation, la présence régulière, amicale et proche des grands bipèdes qui emmènent à manger, lui parlent, essaient de la faire jouer et tentent une amorce de dialogue.
Les premières approches ont été bien "grognons", mais le regard semble plus détendu comme vous le verrez sur les photos récentes ci-dessous transmises par Lucille.
Il n'y a pas encore eu de tentative de contact direct (feulements et menaces ..).
Soyons francs : il faut que Gribouille saisisse cette ultime chance et évolue positivement.
Il est possible de cohabiter correctement avec un chat non sociable mais pas avec un animal agressif.
A défaut, ce serait un retour à la rue, malheureusement, car si tel était son choix il faudrait respecter sa volonté de liberté et d'indépendance.
Un grand merci à Lucille pour tenter de tout faire pour nous aider et éviter une solution qui nous peinerait tous.
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Quant à Séléna, elle n'est absolument pas perturbée de se retrouver seule (elle avait bien pris ses distances avec Gribouille, peut-être ressentait elle quelque chose dans son comportement ?), réclame jeux et caresses, ronronne, n'a pas peur, ne se cache pas et c'est une gourmande.
Le seul progrès qu'il lui reste à faire serait d'accepter d'être attrapée et manipulée plus docilement (elle n'est pas agressive).
Mais il y a bon espoir.
Montage : Photofiltre / Photoflare.
Photos : Lucille & JM