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SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan

Depuis 2007, notre association trappe, stérilise, soigne, socialise et fait adopter les chats de l'Hôpital de Perpignan.

Dans ces pages, nous vous faisons partager le quotidien de nos chats, nous vous informons des différentes actions de l'association au jour le jour, pour vous donner envie de les aider et de les sauver, ensemble.

Pour plus de détails, consultez les pages "Nous contacter / Bienvenue" , "Présentation" et "Nous Soutenir"

.

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Bonne visite.  

Un grand merci pour votre soutien et pour vos commentaires !

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 08:00
Pas de printemps pour Marnie, hélas

Nous venons d'apprendre une triste nouvelle.

 

Nous vous avions parlé récemment de la petite Marnie, une adorable mamie minette âgée trouvée errante. Elle avait été recueillie et choyée par notre fidèle amie.

Nous avions tous eu un vrai coup de foudre pour elle.

Notre vétérinaire nous avait prévenus sur sa fragilité et nous avait conseillé de lui laisser vivre la vie qu'elle voulait. Ce qui fut fait.

 

Son histoire vous avait beaucoup émus.

 

Elle vient de nous quitter dans les bras de sa protectrice.

Aucun signe préalable, elle jouait beaucoup, mangeait bien et vivait heureuse.

 

Un départ sans souffrance, sans douleur. 

Elle est s'est paisiblement endormie pour rejoindre tous les copains que l'on n'oublie jamais.

Ils laissent pour toujours leurs empreintes indélébiles mais aussi des des cicatrices ineffaçables tout au fond de nos cœurs. 

Pas de printemps pour Marnie, hélas

Même si des mots ne compenseront jamais la peine ressentie, essayons avant tout de ne pas oublier les quelques mois de bonheur de Marnie.

 

Elle n'est pas partie anonyme, sans un regard, dans la rue et dans l'indifférence, mais au sein d'un bon foyer, choyée et vivant un parfait bonheur.

Elle n'en aura malheureusement profité que trop peu de temps, mais elle aura connu l'amour et le confort, qu'elle recherchait au delà de tout. 

 

Vole Marnie cher ange, et surtout dis bien à tous ceux que tu vas retrouver qu'il sont toujours une part de nous mêmes.

 

 

 

Nous pensons très fort à notre amie qui était

totalement effondrée en nous annonçant cette nouvelle.

 

Merci à toi, merci pour tout et pour tous.

 

 

 

Publié par Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 08:00
Hommage à Féroé

La belle Féroé était une minette sauvageonne qui a quitté l'hôpital en 2010 pour un accueil puis une adoption par Julie. 

Vous pouvez relire des articles la concernant ICI et ICI.

 

La maladie l'a emportée au cours de l'été 2016. Elle a pu vivre 6 années heureuse, comprise et aimée.

 

Laissons celle qui la connaissait le mieux lui rendre l'hommage qu'elle mérite.

"Nous avions pris Féroé en Famille d'Accueil dans l'année 2010.
 
Grand voyage pour elle de Perpignan à Chambéry en Savoie. Après la mer, les montagnes.
 
Petite minette craintive et stressée. Elle s'est faite une place parmi nos trois chats. Et elle est devenue très proche de notre matou Mougoïe. Elle était tout le temps avec lui.
 
Elle n'a jamais accepté notre contact. Le contact de l'homme. Cet homme qui lui avait (sans doute) fait tant de mal. Elle nous faisait confiance pourtant, on le voyait dans son comportement. Mais jamais elle n'a accepté ni n'a voulu de nos caresses.
 
Alors on l'a laissée vivre sa vie de minette comme elle le voulait. Comme pour nos autres chats, mais sans les caresses.
 
Et puis, fin 2012, nous avons décidé qu'elle ferait partie intégrante de notre famille. Alors nous l'avons officiellement adoptée."
Hommage à Féroé
Hommage à FéroéHommage à Féroé
"Mais 2016 nous apporta une mauvaise nouvelle. En mars, nous avons dû l'emmener chez le vétérinaire en urgence. Elle avait énormément maigri, elle ne mangeait plus beaucoup...
 
Le couperet est tombé. Insuffisance rénale. Très grosse insuffisance rénale. Pour une minette craintive et stressée par l'homme comme l'était Féroé, les allers et retours chez le vétérinaire pour les perfusions étaient intolérables pour elle.
 
Alors nous avons fait ce qu'il fallait pour elle et nous avons appris à lui faire des perfusions nous mêmes. Chez elle, à domicile. Avec les gens en qui elle avait confiance.
 
Pour me "remercier" elle m'a "autorisée" à la caresser. J'étais la seule à pouvoir la toucher. Mais je suis sûre que c'était pour me dire merci.
 
Malheureusement, fin juillet elle a cessé de vouloir se battre. Nous pensons que, même avec les personnes qu'elle aimait, elle ne supportait plus le traitement.
 
Devoir l'attraper tous les jours pour son comprimé. Sans parler des perfusions.
 
Nous l'avons donc laissée partir. Nous l'avons accompagnée jusqu'au bout.
 
A présent elle repose aux côtés de Shakalawa (qui était partie quelques semaines avant elle, en janvier) et des autres chats qui nous sont chers. 
 
Féroé, on n'a jamais pu te faire des caresses mais on t'aimait telle que tu étais. Tu étais une bien belle minette et on espère que tu as malgré tout été heureuse chez nous pendant ces 6 années passées à nos côtés.
 
Tu nous manques toujours autant. Tu manques beaucoup à Mougoïe qui t'appelle encore parfois (ou peut être que vous vous parlez...).
 
Mais maintenant tu ne souffres plus.
 
Julie"
Hommage à FéroéHommage à Féroé

Un très grand merci Julie, merci de lui avoir offert une vraie vie, telle qu'elle n'aurait jamais pu l'espérer.

Les conditions de l'époque étaient bien différentes sur le site et cette belle minette n'aurait pu espérer aucun avenir, et sans doute aucune survie.

 

Oui nous sommes certains qu'elle a été heureuse chez vous, qu'elle a apprécié tout ce que vous lui avez apporté et qu'elle vous a aimé elle aussi, à sa manière.

 

Tous les articles ne peuvent pas être joyeux,

mais retenons avant tout la belle leçon donnée par Féroé et par Julie : accepter et rendre heureuse cette ancienne pensionnaire de la rue, penser avant tout à son bonheur.

 

 

Repose en paix, Féroé. tu feras toujours partie de notre grande famille. 

Toutes nos pensées amicales pour Julie.

 

Publié par Julie & Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 14:56
Hebdo manque à l'appel

Retour à une actualité nettement moins souriante.

 

Nous avons de grosses inquiétudes pour notre ami Hebdo. En effet, ce dernier n'a pas été revu depuis le 7 Octobre dernier sur son lieu de vie habituel. Un mois déjà. 

 

Pour certains chats du site plus coutumiers de périodes discrètes, nous ne nous poserions pas ces questions de la même manière car il s'agit de leur mode de vie. Mais nous les apercevons régulièrement, même s'ils restent parfois furtifs.

 

Mais Hebdo est un chat sédentaire et peu habitué à rester caché, qui plus est un "ancien" de l'hôpital qui connait parfaitement les lieux.

 

L'année dernière c'était Symphony qui disparaissait au même endroit dans un secteur pourtant tranquille, et à peu près à la même époque, sans savoir à ce jour quel a été son destin.

 

Nous avons donc effectué de nombreuses recherches, visité les vides-sanitaires, soulevé et inspecté des cheminements techniques recouverts de dalles de béton, questionné, enquêté, mis en place l'appareil photo infra-rouge et vraiment fait tout notre possible pour le retrouver.

 

Sans résultat aucun, hélas.

 

Voici le type d'emplacement que nous avons fouillé (vides sanitaire et dallages béton).  Voici le type d'emplacement que nous avons fouillé (vides sanitaire et dallages béton).  Voici le type d'emplacement que nous avons fouillé (vides sanitaire et dallages béton).

Voici le type d'emplacement que nous avons fouillé (vides sanitaire et dallages béton).

Nous pensons beaucoup à Hebdo, et comme toujours dans ce cas, il s'agit de la pire des situations : ne rien savoir, le doute et l'attente.

 

Et avec ces quelques mots, nous n'oublions bien évidemment pas Phiphi et Nounou qui le parrainent et partagent notre tristesse et nos tracas.

 

Nous essayons de ne sombrer dans aucun excès, ni de pessimisme ni d'optimisme et espérons simplement revoir un jour prochain reparaître sa belle robe tigrée.

Quelles que soient les nouvelles - si nous en avons - nous vous tiendrons informés.

 

Comme pour tous nous souhaiterions tellement leur proposer un autre destin, une autre vie ...

 

Hebdo est un beau chat calme et plutôt sédentaireHebdo est un beau chat calme et plutôt sédentaire

Hebdo est un beau chat calme et plutôt sédentaire

 

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Et comme cet article ne brille malheureusement pas par sa gaieté, nous aurons également une pensée pour notre amie Linda et ses pensionnaires du Mir.

 

La belle Kerkennah est partie rejoindre les trop nombreux copains déjà présents de l'autre côté de l'arc en ciel

Kerkennah, photo Linda "les crinières du Mir"

Kerkennah, photo Linda "les crinières du Mir"

 

Kerkennah n'était pas une ancienne pensionnaire de l'hôpital mais vivait avec la petite troupe montagnarde de Linda, qui compte et a compté tellement de chats sortis de l'hôpital St-Jean de Perpignan. 

Nous avions pu apprécier ses talents de vocaliste il y a un an lors de notre visite au Mir.

 

Repose en paix, belle minette, nous te devions bien ces quelques lignes pour ne jamais t'oublier.

Publié par Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans La vie à l'hôpital Pour ne jamais les oublier
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 11:30
Série noire

Il est de ces jours où l'exercice de rédaction devient plus difficile, plus pesant.

De ces jours où les mots s'inscrivent mais ils proviennent du cœur bien plus que de la raison et de la réflexion.

Pardonnez par avance les maladresses de cet article.

 

 

Il y a trois semaines, Elliott nous quittait laissant Laura inconsolable.

Aujourd'hui, notre amie Laura traverse une nouvelle épreuve.

 

Le bel Icko vient de nous quitter à son tour.

 

Icko vivait sous sa protection depuis quelques années.

Et dans son cas, le mot "protection" prend toute sa signification.

 

Ce beau et grand chat avait été trouvé sur le site de l'hôpital il y a un peu plus de 4 ans.

Il recherchait de l'affection au delà de tout, assez jeune, mais son état de santé a rapidement ruiné tout espoir d'adoption.

 

Testé FIV positif et déclaré, un glaucome à un œil qui lui donnait ce regard si particulier, et une pneumopathie aigüe et chronique qui lui détruisait progressivement les poumons.

 

Série noire

Son destin aurait été vite scellé s'il n'avait eu la chance de croiser la route de Laura.

 

Il a donc pu vivre quatre belles années chez elle, parfaitement heureux, entouré d'amour, d'affection en compagnie des autres minous de la maison.

 

Jusqu'à ce triste jour de Septembre. 

 

Depuis quelques jours, il perdait l'appétit et n'avait pas son comportement habituel.

Conduit chez notre vétérinaire, une infection pulmonaire a été diagnostiquée.

Mis sous perfusion et soigné, son état s'est malgré tout dégradé jusqu'à faire un arrêt cardiaque.

Le vétérinaire a pu le sauver mais ce répit n'était que temporaire, hélas.

Placé en soins intensifs, il s'est éteint quelques heures plus tard.

 

C'était un chat d'une incroyable gentillesse, extrêmement affectueux.

Série noire

Nous savons bien que chaque jour passé chez Laura a été pour lui un jour gagné, un jour de plus à vivre heureux grapillé sur un destin implacable.

 

Mais ces mots qui se voudraient apaisants paraissent tellement dérisoires quand on ressent cette douleur que vivent hélas trop souvent tous les amis de ceux que nous appelons des "animaux" mais qui sont avant tout notre famille au sens le plus noble de ce terme.

 

Adieu, ou plutôt au revoir Icko, tu diras à tous ceux qui sont partis avant toi que nous ne les oublions pas.

Un coucou tout particulier à Elliott qui va te servir de guide.

Série noire

Au nom d'Irène, de Linda et de moi-même, nous adressons à Laura
toute notre amitié et notre soutien dans ces épreuves
et dans cette période particulièrement difficile.

 

Nous pensons aussi à Bella, Lolita et Harry

qui doivent eux aussi ressentir cette peine.

 

 

 

 

Publié par Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 16:00
Elliott, ou le dernier rendez-vous

Aujourd'hui nous sommes tristes. Ce blog est en deuil.

Elliott nous a quittés. Il avait presque 17 ans.

 

Le texte qui suit a été écrit par Eric. Il a rédigé les articles du premier blog de l'association et il a eu la gentillesse et la délicatesse de nous offrir sa plume pour ce dernier hommage à notre ami.

 

••••••••••••••••••••••••••••

Que l’on me pardonne cette intrusion en ces lieux, mais il ne m’était pas possible de l’éviter. Il se trouve en effet que c’est ici, que je dois honorer un rendez-vous que j’ai depuis maintenant plus de sept ans, avec un chat nommé Elliott. Notre dernier rendez-vous.

 

Durant ces années, je n’ai jamais su quant il aurait lieu, ni même comment il serait rendu possible. Je savais seulement qu’il aurait lieu, avec cette certitude sereine qu’ont tous ceux qui n’imaginent plus un seul instant que les faits et les actes de nos vies puissent être le résultat du pur hasard et des probabilités, mais au contraire, le pur produit d’un déterminisme parfait.

Avant d’en venir à ce dernier rendez-vous, je voudrais juste dire que durant ces années, j’ai marché droit en direction du but qui est le mien, avec pour seul mot d’ordre, de suivre le chemin, sans un regard derrière moi : surtout ne plus se retourner. Jamais.

 

Elliott, ou le dernier rendez-vous

C’est ce mercredi matin, 7 septembre, peu après 7 heures que je trouvais dans ma messagerie un mail de Laura, rédigé à 6h50, intitulé Elliott.

Avant même de l’ouvrir, je savais que dans ce message, se trouvait la nouvelle attendue et redoutée depuis quelques semaines, qu’Elliott s’en était allé. Laura ne m’en voudra pas je crois, d’en livrer l’exact contenu, ce message appartient désormais à l’Histoire des chats de l’hôpital depuis les origines :

 

« Tu es le premier à le savoir, il s'est endormi il y a une heure … » 

 

L’instant était venu pour moi, d’aller à mon dernier rendez-vous avec Eliott.

 

Je me suis d’abord figé comme chacun le fait en de telles circonstances. Cherchant en vain à refouler les larmes, j’ai porté mon regard vers les cieux comme pour y chercher les ultimes traces de ceux qui ont pris la route, pour l’endroit d’où personne n’est revenu jamais, avant de réaliser que pour honorer mon rendez-vous, je n’avais d’autre alternative que  celle de devoir … me retourner.

Et en me retournant, j’ai tout revu et j’ai tout retrouvé. 

Par flash, mais avec une acuité qui m’en restituait chaque détail, chaque atmosphère, chaque état d’esprit, jusqu’à la luminosité même de l’instant, je revis mes trois précédents rendez-vous avec Elliott.

 

A commencer par le premier face à face, au hasard des points de nourrissage. Il était venu chercher quelques croquettes et s’était retrouvé face à un nouvel intrus sur SON territoire. Qui n’a jamais vu Elliott ne peut savoir à quel point sa stature pouvait impressionner.

Jamais ni avant ni après, il ne me serait plus donné l’occasion d’être confronté à un chat d’un tel gabarit. A cette époque, il n’avait pas encore cette apparence débonnaire qu’on lui connaîtrait plus tard et qui finirait de le transformer en gros nounours. Nous étions face à une force de la nature et de caractère qui portait au yeux les stigmates des combats des chats des rues. Et cette force impressionnait d’autant plus qu’il n’avait pas besoin d’en faire la démonstration pour que s’impose le respect .

Elliott était chez lui, sur ses terres et j’eus alors la seule attitude possible afin de pouvoir continuer à l’observer : m’accroupir en mettant genou à terre. C’est ainsi que se marque le déférence envers tout être, dont on comprend qu’il est de la race des Seigneurs.

Elliott, ou le dernier rendez-vous

Nouveau flash, nouveau retour en arrière, cette fois sur une lumineuse matinée de début d’automne et le bruit de la cage de trappage qui se referme. Image d’un Elliott incrédule et prisonnier. Et Dieu s’il existe me sera témoin que cette cage était fort lourde !

 

A nouveau j’ai ressenti le sentiment alors éprouvé du désarroi , l’impression d’un sol qui se dérobe sous les pas, en revivant le souvenir de l’appel de la vétérinaire annonçant qu’Elliott venait d’être testé positif au FIV, et qui souhaitait savoir si elle devait poursuivre la castration ou l’endormir.

Et je me revois quelques heures plus tard, redéposant la cage de trappage sur le site.

A cet instant, j’avais encore un fol espoir. Celui qu’une fois la cage ouverte, Elliott ne la quitte pas et qu’il affirme ainsi haut et fort, qu’il était las de la vie d’errance. L’espace de quelques secondes, ses hésitations me firent penser que j’avais eu raison de céder à pareil espoir. Mon esprit ne cessait de lui répéter, ne sors pas, Elliott !

Amer et résigné, je le vis retrouver son territoire, longer un mur de l’ancien hôpital, et après s’être retourné dans ma direction, disparaître dans un conduit d’aération.

 

Et c’est un Elliott méfiant et fuyant qui désormais m’accueillerait sur les points de nourrissage.

 

Rêve brisé ?

 

Et bien des mois plus tard, eut lieu notre troisième rendez-vous. Le plus long, le plus dur aussi. Mais celui au cours duquel, tout allait s’accomplir.

 

Ce que j’avais espéré en vain en redéposant la cage de trappage sur le site, finit par se produire, même si je n’étais pas le destinataire de l’appel.

Par son comportement, Elliott finit par dire, enfin, qu’il était las de sa vie de baroudeur et Irène et Laura surent l’entendre. Nous n’avions aucune solution d’accueil pour lui mais l’inquiétude était grande et la décision fut prise de le sortir du site.

 

L’instant était venu de forcer le destin. Irène me l’amena donc un après-midi et Elliott occupa une chambre, chez moi, dans une maison qui se vidait et que je devais quitter quelques semaines plus tard. Les journées qui suivirent furent plus que douloureuses. Chaque nuit Elliott pleurait et gémissait, se cachant chaque fois que j’essayais de passer du temps avec lui dans la pièce, quand il ne se jetait pas violemment sur les vitres.

Terribles images ! L’avoir sorti de l’hôpital pour ne lui faire vivre que ces cruels moments de détresse ?

Dehors, un étrange vent d’hystérie se mit à souffler en tempête.

Elliott, ou le dernier rendez-vous

En réalité nous cherchions désespérément de l’aide et une solution d’urgence avant mon départ, alors que cette solution nous la connaissions tous déjà, nous l’avions devant les yeux depuis des années, et ce que les yeux ne pouvaient voir, les cœurs savaient le dire .

 

Il y avait bien longtemps déjà, que les destins d’Elliott et de Laura était scellés.

Qu’importait alors si dehors, la tempête continuait à faire rage. Il n’y eut pas plus belle journée dans l’histoire des chats de l’hôpital, que ce jour ensoleillé où je vins remettre Elliott à celle à qui il était destiné depuis toujours.

J’en respire encore toute la douceur et la volupté. Elliott avait enfin trouvé sa maison et tout était prêt pour l’accueillir. Fabuleuses images que celle de son installation !

Laura me redit une nouvelle fois ses craintes quant à l’adaptation de son protégé. Je la comprenais sans savoir trop quoi lui répondre.

 

Intérieurement, je souriais comme on sourit lorsqu’on est dans la certitude qu’une formidable histoire débute, une histoire magnifique.

Et puis, comme décidément Elliott ne pouvait pas me blairer, je finis par les laisser tous deux, poursuivre le beau rêve. Je repartis apaisé. Tout était accompli. C’est en descendant l’escalier que fut pris un nouveau rendez-vous, le dernier rendez-vous…

Elliott, ou le dernier rendez-vous

Aujourd’hui et aujourd’hui seulement, je clos définitivement le livre des chats de l’Hôpital.

 

Le Voyageur reprend sa route.

 

Il porte en son cœur chacun des chats qu’il a connu. Ils éclairent son chemin à jamais, et Elliott marche devant.

 

Tous ont le cœur léger...

 

Elliott, ou le dernier rendez-vous
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 20:09
Une étoile de neige

Il est des périodes plus difficiles que d'autres. Lorsque les mauvaises nouvelles s'accumulent autour de vous, ce sentiment d'impuissance, de lassitude qui revient, qui vous prend et ne vous lâche plus.

 

Nous vous avions récemment parlé de notre amie Madame "C" et de quelques uns de ses protégés.

 

Elle vient de nous informer d'un bien triste événement.

 

Flocon, chat aveugle encore bien jeune (environ 3 ans) sauvé de la rue et sous sa protection vient de rejoindre tous les amis partis trop tôt sur le pont de l'arc-en-ciel

 

 

Source image : "scratch" 

 

Que dire ? Elle nous a raconté une journée tout à fait normale.

 

Le soir il a été pris de convulsions, notre amie l'a veillé, contacté son vétérinaire mais il est parti paisiblement dans ses bras dans la nuit.

 

La cécité du malheureux Flocon était-elle l'arbre qui cachait la forêt ?

Son errance avait-elle affaibli son organisme ?

 

Aucune réponse. Mais à quoi servirait-elle ?

 

Nous voulons seulement retenir que Flocon a eu le bonheur de bénéficier d'une (trop courte) période de vie heureuse, choyé et aimé. Et qu'il a apprécié cette vie.

 

Ce pauvre minou n'aurait jamais pu espérer autant sans son beau sauvetage.

Une étoile de neige

 

Par ces quelques lignes nous voulons apporter modestement tout notre soutien et notre amitié à notre chère Madame "C" très éprouvée par son départ. 

 

Juste un mot , un seul : MERCI

Publié par Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 11:12
Au revoir Ficelle

 

Le message que nous n'aurions jamais voulu lire vient de tomber chez Nicole

 

Ficelle est partie

 

Nous adressons toutes nos pensées amicales de soutien à Nicole, à Michel et à Dingle.

 

Ficelle, jolie princesse, tu es sortie de la rue il y a dix ans, tu as eu un bon foyer, du bonheur, de l'amour.

 

C'est ce que nous retiendrons, ce que nous voulons retenir.

 

Elle a rejoint tous nos amis partis trop tôt, une étoile de plus dans le ciel.

Veille sur tes protecteurs.

 

Nous sommes tous infiniment tristes

 

 

 

Image : Nicole / Illustration : Pinterest

Publié par Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 13:29

Elle ne venait pas de l'Hôpital, mais Petite Mimi faisait partie de notre famille...

À presque 19 ans, elle s'est éteinte paisiblement dans la nuit d'hier, laissant derrière elle un Jean-Marc bien triste après tant d'années partagées.

 

 

À Petite Mimi

Petite Mimi était née le 1er mai 1997 dans une grange perdue dans les montagnes des Pyrénées-Orientales. Elle y vécut de nombreuses années avec sa famille, sauvage.
Quelques belles âmes les nourrissaient, mais aucun minou n'était bien sûr stérilisé, et Petite Mimi a enchainé les portées...
Et puis Petite Mimi croisa la route de Jean-Marc. Son avant dernière portée de deux chatons a ainsi pu être adoptée, et ils coulent des jours heureux dans leur famille.

En 2006, Petite Mimi est découverte à l'agonie. Elle porte encore ses bébés, morts, et fait une très grave septicémie. Son ange gardien l'ammène alors d'urgence chez le vétérinaire. Elle est sauvée in extremis.
Dans le même temps à la grange, toute sa famille est retrouvée décimée. Un prédateur. Probablement une genette.
Jean-Marc lui ouvre alors son chaleureux foyer.

Mais le sort semble s'acharner sur la Petite Mimi. Deux mois plus tard, elle déclenche un terrible coryza. C'est après deux semaines d'hospitalisation et de soins intensifs qu'elle en réchappe de justesse.

Alors Petite Mimi la sauvage su que c'était gagné, et toute reconnaissante qu'elle était, elle est devenue parfaitement sociable du jour au lendemain !
Elle ne lâchait plus Jean-Marc, son tendre protecteur. Elle était devenue son ombre. Elle était devenue sa lumière.

Et puis les années ont passé, doucement, tranquillement, dans le confort, en compagnie des autres félins de la famille. Pas question pour Petite Mimi de risquer de perdre ce bonheur. Elle n'a jamais voulu remettre une patte dehors ! Préférant la sécurité du balcon ou d'un rebord de fenêtre pour prendre son bain de soleil.

Il y a quelques mois, l'arrivée de Charlie a été un autre rayon de soleil dans sa vie. Les deux minettes étaient très proches.

À la fin de l'été dernier, le poid des ans a commencé à se manifester, son système digestif se dégradait. Les différents examens ont permis de poser les diagnostiques, et de trouver les traitements adaptés. Rien d'invasif, pas d'acharnement, juste un accompagnement pour permettre à Petite Mimi de se maintenir dignement encore quelques mois.
Merci à la vétérinaire qui lui a apporté tous ces bons soins.

Ces derniers jours, Petite Mimi a été constament veillée par son amie Charlie, et par son ami Jean-Marc.
Elle s'est éteinte en paix dans la nuit d'hier, comme l'espérait Jean-Marc.

Nos pensées t'accompagnent Petite Mimi, nous te souhaitons le plus doux des voyages...
 

À Petite Mimi

Jean-Marc, nos plus sincères pensées de réconfort, toi l'ami des chats et le protecteur de ta Petite Mimi. Courage dans ce moment redouté lorsqu'on perd un compagnon après tant d'années...

À Petite Mimi

Souvenirs des années de bonheur de Petite Mimi

À Petite Mimi
À Petite Mimi
À Petite Mimi
À Petite Mimi
À Petite Mimi
À Petite Mimi
À Petite Mimi
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 05:30
Finrod a rejoint les étoiles

Les activités de protection animale amènent toujours des successions de joies et de tristesses.

 

Les moments de gaieté sont malheureusement trop peu nombreux par rapport aux peines que nous ressentons ou que le destin nous inflige. Trop de départs en ce moment, trop de vies gâchées et de bonheurs brisés.

 

Finrod, ce beau minou de l'hôpital vivait heureux depuis 2008 chez Nathalie et Jean-Christophe. Ils nous racontaient par leurs petits messages tout ce qu'il leur apportait.

 

 

Finrod a rejoint les étoilesFinrod a rejoint les étoiles

Hélas, en ce triste week-end d'Octobre par une mauvaise nuit, une voiture est venue briser cette belle harmonie.

Que dire de plus ? Nos mots sont toujours vains pour décrire nos sentiments et nos émotions.

 

Nous préférons laisser la parole à ceux qui lui avaient ouvert leur foyer et leur coeur et qui le connaissaient tellement bien.

 

"Finrod portait bien son prénom, il était un chat dominant avec un miaulement très féminin et un gros cœur rempli de tendresse. Il était reconnaissant envers nous, il nous remerciait chaque jour par un petit miaulement et il venait nous demander des câlins quand il l'avait décidé. Avec les chats du quartier, il était le chef. Avec le temps, il étendait progressivement son vaste territoire. Hélas, il devait depuis peu traverser la route et cela a été fatal pour lui.

 

Le conquérant FINROD, on ne t'oubliera jamais

 

Nathalie et Jean-Christophe"   

Finrod a rejoint les étoiles

 

Juste un immense merci de la part notre équipe pour la belle vie et l'amour que vous lui avez apporté.

Nous pensons à vous et partageons votre douleur.

 

 

 

 

Merci également, malgré votre peine, pour les photos qui nous ont permis d'illustrer cet article. 

Vous pouvez consulter un autre hommage à Finrod chez son petit-fils Phiphi en suivant ce lien.

 

 

Vous pouvez également voir une émouvante vidéo transmise par sa famile, très sensible à vos gentils commentaires en suivant cet autre lien.

 

Nous les remercions pour cette belle attention.

Publié par L'équipe des chats de l'Hôpital - dans Pour ne jamais les oublier
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 19:40
Douleur

Pardon Linda, par avance. Une simple reprise du titre de ton message que nous venons de recevoir. Que dire de plus ?

 

Tu étais absente mais rien n'aurait changé. René-Marc a retrouvé Isatis mort aujourd'hui. Aucune explication, aucune trace, aucun indice, rien. Juste une immense douleur, le vide et la tristesse.

 

 

Adieu bel ami.

 

Douleur

Ce soir nous sommes tous effondrés. En 2014 ce magnifique matou, encore, jeune avait regagné le Mir.

 

Il y vivait heureux et tu l'aimais.

Tu viens de voir partir Claudel, et maintenant Isatis.

 

 

Que dire sinon notre amitié et le remerciement que nous vous devons à tous les deux pour votre dévouement et votre amour des animaux.

 

Pardon à tous pour un article totalement improvisé sous le coup de l'émotion. 

 

Saleté de série noire. Enorme chagrin.

 

 

 

 

Publié par Les chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 08:20
L'envol d'Icare

 

Une nouvelle récente et triste comme il en arrive malheureusement trop souvent. Elle brise la bonne humeur des actualités de la rentrée mais nous devions vous en tenir informés.

 

Cet Icare là n'était pas à proprement parler un chat de l'hôpital. La trop banale histoire d'un minou errant dont le fil du destin a été rompu.

 

Il avait été stérilisé en 2013 et identifié au nom de notre association. Relâché dans sa rue, comme tous ceux auxquels notre structure ne peut apporter un refuge ou un accueil.

 

Un sinistre jour de Septembre une voiture, qui roulait probablement trop vite et ne s'est pas arrêtée, l'a fauché. Icare bougeait encore, mais dans quel état pitoyable.

 

Petit rayon de soleil dans cet océan d'indifférence, il reste des gens pour lesquels le respect des êtres vivants n'est pas un vain mot. Cédric en fait partie.

 

Arrivé deux minutes après l'accident, très ému par cette détresse, il n'a pas hésité une seconde pour l'emmener en urgence chez le vétérinaire en espérant le sauver.

 

Nous avons donc été logiquement contactés par celui-ci.

En état de choc profond, percuté à la tête, il était mis sous perfusion. Il était alors impossible de lui faire subir le moindre test clinique.

L'envol d'Icare

Au bout de 24h aucune amélioration constatée. 

 

Les divers avis vétérinaires indiquaient un probable très gros choc neurologique et une énorme souffrance de sa part.

 

Il nous a été indiqué qu'il pouvait être tenté une très longue hospitalisation sous médication, avec de faibles chances de le sauver. En cas peu probable de survie, il lui serait alors impossible de retourner dans la rue car il garderait de graves séquelles et une perte de son autonomie. 

 

Avec les maigres chances de tous bords, décision a été prise - la mort dans l'âme (croyez bien que les filles qui ont dû gérer ce problème en urgence ne se sentaient pas bien du tout et en avaient gros sur le coeur) - de le laisser partir...

 

La probable moins mauvaise solution pour lui tant qu'il restait en état comateux. 

 

 

De l'aveu propre des vétérinaires, le contraire aurait été de l'acharnement pour un minou en très grande souffrance.
Une étoile de plus dans le ciel <3

 

Cédric qui demandait des nouvelles a été très affecté. Qu'il soit remercié ici pour son geste, trop rare et pour sa gentillesse.

 

 

Icare, nous souhaitons seulement que tu oublies ta triste vie ici bas. 

Sois enfin heureux, de l'autre côté de l'arc-en-ciel, avec tous les autres....

 

Publié par Toute l'équipe des chats de l'Hôpital de Perpignan - dans Pour ne jamais les oublier
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 10:00

 

Dans le premier article de la série sur la musique et les chats, nous vous avions dit qu'en cas d'évènement notable, nous pourrions interrompre la diffusion afin de vous tenir informés. Et c'est une bien triste nouvelle que nous devons vous annoncer. Le prochain article reprendra et terminera la série d'été.

 

 

Comme il a vécu ici, ces trois dernières années, Claudel s'en est allé discrètement, pour un nouveau voyage…

 

Le 22 juillet, un dernier échange de regard, un dernier mot doux. J'ignorais qu'il serait le dernier.

Et Claudel ne montra plus sa frimousse.

 

Quelques jours plus tard, je vis une étonnante petite trace arc-en-ciel au-dessus du Mir. D'une forme inhabituelle, et il n'avait pas plu.

 

Je sus que c'était un signe de ta part, je sus que tu étais bien arrivé… Merci mon ami <3

 

Et Claudel s'en est allé…

 

Claudel souffrait depuis décembre dernier de crises d'épilepsie, jusqu'à plusieurs par semaine. Mais étant resté sauvageon, aucun traitement ne pouvait être envisagé. 

 

Le bonhomme était âgé (même si cela ne se voyait pas) et nous ne voulions pas le confiner, le stresser. Simplement l'accompagner.

 

Nous savions que ces crises à répétition allaient petit à petit épuiser son organisme. Une amie vétérinaire m'avait prescrit le nécessaire au cas où une crise durerait trop longtemps.

 

Il a finalement décidé de partir de lui-même, préférant que nous n'assistions pas à la fin.

 

 

Et Claudel s'en est allé…Et Claudel s'en est allé…

 

Claudel était un chat d'une infinie douceur, d'une incroyable gentillesse.

 

Il a vécu ici, j'en suis sûre, de très belles années. Accompagné d'abord de Gliff et de sa "maman" Gala. Après leurs départs, il a vu grandir les 4 espiègles rouquins qui lui ont offert beaucoup de joie.

Autorisé à sortir, ce sont deux anciens compagnons de l'hôpital qui l'ont pris sous leurs ailes : Finwë & Béorn.

 

Alors Claudel a pu pleinement profiter d'une paisible retraite. Appréciant les petites balades dehors, comme les siestes bien confortables avec les copains.

Il a même pu goûter à quelques caresses, ces derniers mois, en reprenant conscience après les crises. Il a aimé ces moments aussi, tendant la joue et clignant doucement des yeux…

 

Tu garderas toujours une place dans mon cœur, gentil Claudel. Merci d'être passé dans nos vies.

 

 

Et Claudel s'en est allé…Et Claudel s'en est allé…
Et Claudel s'en est allé…
Et Claudel s'en est allé…Et Claudel s'en est allé…

 

Offrir une place à un petit retraité est une aventure merveilleuse. Même si vous ne pourrez peut-être jamais le toucher, ce que vous verrez dans ses yeux suffira à vous transporter de bonheur.

 

Ils sont nombreux à attendre une telle chance à l'hôpital, pensez-y ;-)